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Le Brésil retrouve le Japon de Zico

Faire tourner, d’accord, mais faire tourner quoi, l’effectif pour reposer les titulaires ou la machine pour parfaire l’entente ? C’est le dilemme du Brésil, déjà qualifié face au Japon, de Zico qui conserve une faible chance de qualification pour les 8es de finale du Mondial 2006 de football. « Je vais étudier la possibilité de faire entrer des joueurs », a affirmé Carlos Alberto Parreira, qui doute – ou fait semblant de douter – entre maintenir son immuable onze de départ pour continuer « la montée en puissance », ou donner leur chance à des remplaçants remarquables à l’entraînement et qui pourraient être utiles à l’avenir. Une seule certitude : Ronaldo sera, lui, sur le terrain pour tenter de retrouver un rythme digne de son nom. Inexistant face à la Croatie, Ronaldo a mieux joué contre l’Australie et promet de continuer à progresser. Lors d’un match sans grande pression pour les Brésiliens (ils ne perdraient la première place qu’en cas de défaite et de victoire de l’Australie qui doit aussi remonter une différence de trois buts), Ronaldo doit saisir sa dernière occasion pour montrer qu’il peut évoluer à son niveau normal. « On n’a pas vu le Ronaldo qu’on voulait », précise même Parreira. Meilleur buteur du dernier Mondial, Ronaldo, qui vise le record de meilleur buteur de l’histoire des Coupes du monde, doit se réveiller s’il veut marquer les deux buts qui le séparent de Gerd Muller, d’autant que l’Allemand Miroslav Klose s’est, lui, mêlé à la quête en revenant à trois longueurs du Brésilien. Juninho se tient prêt À part Ronaldo, c’est le mystère autour de l’équipe. Ronaldinho, qui n’a pas encore explosé, devrait aussi être titulaire pour lui permettre de briller et de s’enlever un peu de pression des épaules avant les 8es, alors que Cafu a demandé à jouer pour battre le record du nombre de matches disputés en Coupe du monde par un Brésilien. Kaka et Roberto Carlos ont aussi demandé à jouer... Parreira ne fera pas plaisir à tout le monde. Il devrait donc donner la priorité à des joueurs qui sont susceptibles d’entrer dans l’équipe à l’avenir en cas de blessure ou suspension. On parle ici de Juninho, Robinho, Gilberto Silva, Cicinho et Luisao. Le Lyonnais, véritable leader des remplaçants, survole les entraînements, Parreira ne tarit pas d’éloges à son égard, mais il ne lui a pas donné une minute de jeu lors des deux derniers matches. Il est probable qu’il lui fasse ce cadeau. « On ne sait pas encore qui va jouer. Je suis prêt s’il le faut », souligne Juninho, pour qui cette rencontre serait spéciale face à Zico, l’entraîneur du Japon : « C’était mon idole quand j’étais jeune. C’était un superjoueur, et je pense que ce sera un grand entraîneur. » Pour le moment, l’ancien numéro 10 brésilien a réussi à asseoir le Japon en haut de la hiérarchie asiatique, mais malgré de bons matches de préparation, son équipe est en mauvaise passe. Sa survie ne tient qu’à un mince fil : le Japon ne se qualifiera qu’avec une victoire associée à une défaite ou un nul de l’Australie, tout en remontant une différence de buts défavorable par rapport à l’Australie et à la Croatie... Zico l’optimiste Zico tente néanmoins de faire preuve d’optimisme. « Nous n’allons pas affronter un monstre horrible. Le Brésil est fort, mais nous ne devons pas nous rendre tant qu’on a une possibilité mathématique. » Zico rappelle même l’histoire récente : en 1998, le Brésil, qui avait gagné ses deux premiers matches de poule, avait perdu son 3e match contre la Norvège. Il rappelle aussi que le Japon aurait battu le Brésil en Allemagne l’année dernière lors de la Coupe des confédération si un but marqué par les Nippons n’avait pas été injustement refusé pour hors-jeu (2-2). Le Japon n’a toutefois marqué qu’un but depuis le début du Mondial, et encore : sur ce but, il a bénéficié de beaucoup de réussite et d’une faute sur le gardien australien. Face aux Brésiliens qui n’ont pas encore pris de buts et avec des joueurs motivés, on voit mal David égratigner Goliath.
Faire tourner, d’accord, mais faire tourner quoi, l’effectif pour reposer les titulaires ou la machine pour parfaire l’entente ? C’est le dilemme du Brésil, déjà qualifié face au Japon, de Zico qui conserve une faible chance de qualification pour les 8es de finale du Mondial 2006 de football. « Je vais étudier la possibilité de faire entrer des joueurs », a affirmé Carlos Alberto Parreira, qui doute – ou fait semblant de douter – entre maintenir son immuable onze de départ pour continuer « la montée en puissance », ou donner leur chance à des remplaçants remarquables à l’entraînement et qui pourraient être utiles à l’avenir. Une seule certitude : Ronaldo sera, lui, sur le terrain pour tenter de retrouver un rythme digne de son nom. Inexistant face à la Croatie, Ronaldo a mieux joué contre...