Le remuant milieu de terrain tchèque Tomas Rosicky, auteur d’un doublé et d’une partie époustouflante lundi contre les États-Unis (3-0) dans le groupe E du Mondial de football, porte les espoirs de sa nation avec beaucoup de décontraction.
Après ses deux buts et une performance qui l’a peut-être révélé aux yeux du monde entier, Rosicky a préféré parler des autres que de lui-même. L’ancien milieu de terrain de Dortmund (1re div. allemande) a évoqué son nouveau club : « La concrétisation de mon transfert vers Arsenal (1re div. anglaise) m’a beaucoup aidé. Après cela j’ai pu aller à la Coupe du monde entièrement détendu. » Le peu disert sélectionneur tchèque Karel Bruckner a saisi la perche. « Je voudrais dire quelques mots à ce sujet. J’aimerais remercier Arsenal d’avoir recruté un si bon joueur », plaisantait-il. Auteur d’un des plus beaux buts de la compétition, Rosicky a affirmé avoir seulement suivi une consigne. « Évidemment je ne suis pas un grand attaquant, mais l’entraîneur nous a dit de frapper dès que possible en disant que dès que la balle est en l’air, elle a des chances d’aller au fond. C’est ce que j’ai fait et je ne le regrette pas », estimait-il. Les ballons paraissent peut-être légers au pied, encore faut-il savoir les placer en lucarne comme l’a fait Rosicky.
Autour du numéro 10 tchèque, l’attente est grande : en témoigne le nombre de fois où son nom a été scandé par les supporteurs dans le stade de Gelsenkirchen. Pour un joueur qui a brillé sous le maillot du Borussia Dortmund, être acclamé par l’Arena Auf Schalke, le stade du grand rival, a quelque chose d’historique. Rosicky n’est pas du genre à se poser des questions.
« Jouer ici avec Dortmund en Bundesliga est quelque chose de complètement différent d’un match de Coupe du monde avec la République tchèque. On ne peut pas du tout comparer », coupait-il, interrogé par un journaliste allemand. Rosicky est aussi direct sur le terrain. Lundi, placé dans une position axiale qu’il affectionne particulièrement, on l’a vu regarder sans cesse vers l’avant et prendre ses décisions en un éclair. Du haut de ses 25 ans, il apporte au jeu tchèque la vitesse, aux côtés d’un Pavel Nedved qui, à 33 ans, fait valoir son intelligence du jeu sur les côtés. Nedved fut d’ailleurs passeur décisif sur le deuxième but de Rosicky. Seul souci pour Rosicky, les blessures autour de lui, qui accroissent ses responsabilités. « Jan Koller (auteur d’un but lundi, mais sorti après 45 minutes, NDLR) a fait un grand match. Nous l’avons perdu, comme nous avions déjà perdu Vladimir Smicer avant la Coupe du monde. Milan Baros est aussi blessé. Mais il faut se débrouiller avec », considérait-il.
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Après ses deux buts et une performance qui l’a peut-être révélé aux yeux du monde entier, Rosicky a préféré parler des autres que de lui-même. L’ancien milieu de terrain de Dortmund (1re div. allemande) a évoqué son nouveau club : « La concrétisation de mon transfert vers Arsenal (1re div. anglaise) m’a beaucoup aidé. Après cela j’ai pu aller à la Coupe du monde entièrement détendu. » Le peu disert sélectionneur tchèque Karel Bruckner a saisi la perche. « Je voudrais dire quelques mots à ce sujet. J’aimerais remercier Arsenal d’avoir recruté un si bon...