Le producteur et compositeur Michel Eleftériadès a annoncé hier, lors d’une conférence de presse, avoir intenté un procès contre une jeune chanteuse amatrice tunisienne qui a refusé de respecter les termes d’un contrat conclu entre les deux parties. M. Eleftériadès a exprimé sa déception que Radio-Monte-Carlo (RMC), après avoir eu connaissance de ce litige, ait refusé de retirer la candidature de la jeune femme à un concours auquel elle avait participé en interprétant les chansons qu’il avait produites pour elle.
Dans les faits tels qu’ils ont été exposés par le compositeur hier, M. Eleftériadès a été contacté par RMC il y a quelque temps pour l’encourager à participer à un concours que la station s’apprêtait à lancer à l’intention des talents de moins de 25 ans. À la même époque, M. Eleftériadès avait été approché, en Tunisie, par une chanteuse amatrice nommée Amal Mathlouthi. Pensant qu’elle convenait à un nouveau projet musical qu’il envisageait, il décide de lui enregistrer plusieurs chansons en vue de sa participation au concours de RMC. « Nous avons financé l’intégralité de son voyage et toutes ses dépenses lors de son séjour au Liban », précise-t-il. Là, au lieu de signer le contrat que lui a présenté la compagnie Eleftériadès Productions – sachant que, selon les informations de M. Eleftériadès lui-même, une copie du contrat lui avait été envoyée avant son départ pour le Liban –, la chanteuse émet des réserves sur la clause qui précise qu’en cas de litige, il revient aux tribunaux libanais de trancher. Or, cela, selon lui, s’impose du fait que la compagnie de production est libanaise.
La jeune femme retourne donc chez elle avec une copie du contrat signée par M. Eleftériadès, et sans qu’elle ait elle-même signée, contrairement à l’avis de l’avocat du compositeur. « Je n’avais jamais été confronté à pareille situation, et je ne pouvais pas savoir qu’elle agirait ainsi, confie-t-il. Je croyais qu’elle voulait simplement demander conseil à un avocat de sa connaissance. » Mais les jours ont passé sans que le contrat signé ne soit renvoyé à la compagnie, alors que les chansons continuaient d’être enregistrées.
« Entre-temps, RMC m’appelle pour me dire que l’enregistrement que nous avions envoyé était remarquable et que le prix serait décerné à notre candidate », poursuit M. Eleftériadès. Il en informe Amal. Peu après, celle-ci cesse de répondre à ses coups de fil, indique-t-il. Quand il l’a enfin au téléphone, elle lui rétorque que « vu qu’elle gagné le prix, elle ne veut plus signer le contrat ou alors le renégocier ». « Je contacte alors RMC pour les informer des faits et leur demander de retirer sa candidature, poursuit-il. Ils ont voulu nous réconcilier, mais je leur ai fait remarquer qu’ils devaient accorder un tel prix à une personne ayant des principes. » Toujours selon lui, RMC promet de s’en tenir à cela, mais il apprend par hasard, quelque temps plus tard, qu’Amal fait effectivement partie des vainqueurs du concours.
Pour l’instant, donc, un procès a été intenté par M. Eleftériadès devant le juge des référés contre la jeune femme pour « escroquerie ». Quant à RMC, il souligne que la station n’a pas le droit de diffuser les chansons produites par lui – il possède les enregistrements originaux, a-t-il rappelé – sans son accord.
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Dans les faits tels qu’ils ont été exposés par le compositeur hier, M. Eleftériadès a été contacté par RMC il y a quelque temps pour l’encourager à participer à un concours que la station s’apprêtait à lancer à l’intention des talents de moins de 25 ans. À la même époque, M....