La soirée de demain sera spéciale pour les deux attaquant allemands Miroslav Klose et Lukas Podolski, nés en Pologne et qui affrontent leur anciens compatriotes polonais déjà en crise, pour la deuxième journée du groupe A.
« Contre la Pologne, ce sera un match très spécial, affirme Podolski, 21 ans. J’ai des relations très étroites avec la Pologne. J’y suis né, j’y ai vécu deux ans avant de venir vivre en Allemagne. En fait, j’ai deux patries. »
« Ce sera une sensation bizarre quand les hymnes polonais et allemand seront chantés », explique-t-il, précisant qu’il ne chantera aucun des deux, même s’il les connaît, car il se sent « dans les deux pays comme à la maison ».
Né à Gleiwitz, dans l’est du pays, Podolski a suivi ses parents pour s’installer à Bergheim. Détenteur de la double nationalité, il avait hésité peu de temps, à l’âge de 18 ans, entre les maillots de son pays de naissance et de son pays d’adoption. Pur produit du centre de formation de Cologne, il s’est révélé lors de l’Euro 2004 avant de s’imposer en attaque sous l’ère Klinsmann (26 sélections, 12 buts).
« C’est dommage que les Polonais aient perdu contre l’Équateur » (2-0), regrette le nouvel attaquant du Bayern Munich, qui voudrait voir la Pologne au deuxième tour. Mais le quotidien Bild annonçait que « Prinz Poldi », surnommé ainsi pour sa gueule d’ange et son efficacité devant le but, avait promis de marquer son premier but en Coupe du monde mercredi.
Émotion
Si Podolski a grandi en Allemagne, il continue de parler polonais en famille et en match avec Klose, son associé à la pointe de la Mannschaft.
Né à Oppeln, en Pologne, et arrivé à huit ans dans le sud-ouest de l’Allemagne, Miroslav Klose vivra lui aussi un moment spécial.
Comme « Poldi », « Miro » a gardé des liens étroits avec le pays de ses parents. « Mon oncle et ma tante vivent en Pologne, j’aime bien y aller parce que c’est beau et les gens sont gentils », explique-t-il.
« Il y aura beaucoup d’émotion lors de ce match », poursuit le joueur du Werder Brême, meilleur buteur de Bundesliga la saison dernière (25 buts) et auteur d’un doublé contre le Costa Rica lors du match d’ouverture, pour son 28e anniversaire.
Les deux attaquants ont beaucoup parlé de cette rencontre depuis le tirage au sort des groupe, le 9 décembre à Leipzig. À l’époque, Podolski a assuré vouloir « tout donner pour l’Allemagne », espérant que « la Pologne pourra se qualifier, même si on la bat ».
Et personne, au sein de la Mannschaft, ne doute de leur motivation. Le capitaine Michael Ballack est convaincu que « le fait de jouer contre leur pays de naissance va les stimuler. Ils sont très impatients ».
La complémentarité des deux joueurs, qui avaient fait parler la poudre contre le Luxembourg (7-0) avec un doublé chacun, pourrait au contraire anéantir les derniers espoirs de la Pologne dans ce Mondial.
Et les Polonais ne pourront pas compter sur l’avantage de savoir ce que les deux compères se disent, car « Miro » et « Poldi » se comprennent « sans avoir besoin de se parler », affirme Klose.
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« Contre la Pologne, ce sera un match très spécial, affirme Podolski, 21 ans. J’ai des relations très étroites avec la Pologne. J’y suis né, j’y ai vécu deux ans avant de venir vivre en Allemagne. En fait, j’ai deux patries. »
« Ce sera une sensation bizarre quand les hymnes polonais et allemand seront chantés », explique-t-il, précisant qu’il ne chantera aucun des deux, même s’il les connaît, car il se sent « dans les deux pays comme à la maison ».
Né à Gleiwitz, dans l’est du pays, Podolski a suivi ses parents pour s’installer à Bergheim. Détenteur de la double...