Rechercher
Rechercher

Actualités

Brésil : l’énigme Ronaldinho

Ronaldinho est l’incontestable meilleur footballeur du monde et répète depuis des semaines qu’il « se sent bien » avant le Mondial, mais observateurs avisés et supporteurs attendent encore de lui qu’il soit décisif avec le Brésil où son positionnement pose problème. « C’est merveilleux d’arriver à une Coupe du monde avec mon niveau de jeu, dans la forme qui est la mienne. Je me sens très bien. Je suis à l’aise, en confiance », ne cesse de répéter Ronaldinho. Ballon d’or, meilleur joueur FIFA, vainqueur de la Ligue des champions et du championnat d’Espagne, Ronaldinho l’artiste règne sur le monde du ballon rond en Europe, mais depuis la concentration de l’équipe brésilienne en Suisse, le scepticisme concernant ses performances avec le Brésil grandissent. « Qu’il arrête de tripoter le ballon et qu’il joue », a même lancé lors d’un entraînement un journaliste brésilien lassé par les acrobaties et jongleries du prodige. Il est vrai que Ronaldinho n’est pas forcément toujours très percutant à l’entraînement. S’il a distillé quelques passes décisives lors d’oppositions, il paraît empêtré dans le système du carré magique : Ronaldinho à gauche, Kaka à droite, et Ronaldo et Adriano devant. Lors des divers matches amicaux et notamment contre la Nouvelle-Zélande il a même été très discret, semblant avoir du mal à se situer sur le terrain. « Mais cela ne sert à rien de briller à l’entraînement ! » tempête Zagallo, l’homme aux quatre victoires en Coupe du monde (58, 62, 70, 94), coordinateur technique en Allemagne. « À Barcelone, tout passe par lui, mais ici il doit partager ce rôle avec Kaka. Il va avoir moins de ballons, mais ceux qu’il aura il va bien s’en servir. Il va tout casser ! » « Joie de jouer » Sous les ordres de Zagallo au Mondial 70, Rivelino n’est pas du même avis et estime même que le sélectionneur Carlos Alberto Parreira devrait revoir ses plans : « Il faut qu’il permette à Ronaldinho de jouer comme il le veut. Il devrait jouer en fonction du meilleur joueur du monde et ne pas faire de compromis avec les autres. » « Il a toute la liberté pour jouer. S’il fait avec nous ce qu’il réussit au Barça depuis deux ans, on sera content », nuance Ronaldo qui précise : « Il a conquis son espace au sein de la Seleçao. Sur les deux dernières années, c’est le meilleur du monde, mais il n’a pas à assumer des responsabilités qui ne sont pas les siennes. » Parreira est sur la même longueur d’ondes : « Tout le monde doit assumer des taches défensives, tout le monde doit jouer pour l’équipe (...) J’ai beaucoup parlé avec Ronaldinho et il y a une chose qui est claire pour moi et pour lui : il doit conserver sa joie de jouer. Utiliser tout son répertoire, s’amuser sur le terrain. C’est là qu’il est le meilleur. » « Il va faire un super mondial. Je crois qu’il va être décisif », conclut Branco, champion du monde 1994 et responsable de la formation à la CBF. « Au Barça, tout est centré sur lui. Mais au Brésil, il y a d’autres joueurs, et l’attention portée sur lui peut bénéficier à Kaka, Ronaldo ou Adriano. Que Ronaldinho brille, ou que les autres brillent parce qu’il y a un marquage sur lui, à l’arrivée, c’est le Brésil qui brille. Et gagne ! »
Ronaldinho est l’incontestable meilleur footballeur du monde et répète depuis des semaines qu’il « se sent bien » avant le Mondial, mais observateurs avisés et supporteurs attendent encore de lui qu’il soit décisif avec le Brésil où son positionnement pose problème.
« C’est merveilleux d’arriver à une Coupe du monde avec mon niveau de jeu, dans la forme qui est la mienne. Je me sens très bien. Je suis à l’aise, en confiance », ne cesse de répéter Ronaldinho.
Ballon d’or, meilleur joueur FIFA, vainqueur de la Ligue des champions et du championnat d’Espagne, Ronaldinho l’artiste règne sur le monde du ballon rond en Europe, mais depuis la concentration de l’équipe brésilienne en Suisse, le scepticisme concernant ses performances avec le Brésil grandissent. « Qu’il arrête de tripoter le ballon et...