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Henin aux portes du cercle des grandes

Justine Henin-Hardenne se lèvera tôt, très tôt, ce matin, pour préparer la finale de Roland-Garros qui l’oppose à Svetlana Kuznetsova et qui pourrait lui permettre d’entrer dans le cercle des grandes championnes. « Je ressens de l’impatience. Demain, je vais être levée très tôt. J’y suis préparée. Le contraire serait anormal. Il sera peut-être six heures du matin et j’aurai déjà envie d’être à 15 heures », a-t-elle dit lors de la conférence de presse des finalistes, hier après-midi. « C’est se faire mal parfois parce que c’est un gros stress, beaucoup de nervosité, mais cela fait partie de l’événement. Après il faut essayer de se libérer et d’être au top aux moments importants. Il n’y a que cela qui compte. » Le stress de la joueuse belge pourrait être accru par les enjeux multiples de cette finale. Elle n’est plus qu’à un match de sa seconde victoire consécutive aux Internationaux de France de tennis, exploit que Steffi Graf, ancienne reine du tennis, a été la dernière à réussir il y a dix ans. Elle peut aussi devenir la première joueuse à remporter Roland-Garros sans perdre un set depuis Arantxa Sanchez en 1994. Elle visera enfin son cinquième titre en grand chelem, après les deux qu’elle a glanés aux Internationaux de France, en 2003 et 2005, et ceux de l’US Open en 2003 et de l’Open d’Australie en 2004. « Je préfère éviter de penser trop à tout cela, se défend Justine Henin. Si je pouvais gagner un troisième Roland-Garros, la barre serait placée haut pour moi. J’évite d’y penser. C’est dans un coin de ma tête. Le jour où j’aurai accroché cinq grands chelems, j’ai très envie que ce soit demain, ce sera déjà super. » Kuznetsova sans complexe La joueuse belge se défend de prétendre rivaliser à terme avec Steffi Graf. « Elle a 22 grands chelems, plus personne ne fera jamais cela. Par rapport à Roland-Garros (que Steffi Graf a gagné six fois), cela me paraît moins irréel, les six ou les sept, que 22 grands chelems. » Au nom de la formidable démonstration de tennis complet qui lui a permis de gâcher le 23e anniversaire de sa compatriote Kim Clijsters dans une demi-finale bouclée 6-3, 6-2, Justine Henin ne peut être considérée que comme la favorite de la finale. Svetlana Kuznestova est la première à le reconnaître. « Je sais que Justine sera une adversaire difficile, très difficile, mais je n’aurai rien à perdre. Elle sera favorite, non ? » a-t-elle dit, jeudi, après sa victoire 5-7, 7-6 (7-5), 6-2 sur la Tchèque Nicole Vaidisova, révélation du tournoi. Pour remporter ce match, la moins glamour des joueuses russes, vainqueur de l’US Open 2004, a mobilisé toutes ses qualités de combattante et de stratège. C’est sur ces mêmes qualités qu’elle a dit compter, hier, pour tenter de déstabiliser Justine Henin. « Il va falloir que je coure, que je me bagarre parce que c’est une des meilleures du monde. Cela ne se fera pas par miracle. C’est une athlète extraordinaire », a-t-elle dit. Les deux joueuses se sont rencontrées à onze reprises et Justine Henin a gagné dix fois, mais ni la Belge ni la Russe ne prêtent trop d’intérêt à ses statistiques. « Elles sont très en ma faveur, mais demain sera un match très différent. Nous sommes en finale d’un grand chelem, tout peut arriver. Il y a la pression, une atmosphère très particulière, a dit Justine Henin. Svetlana est une grande joueuse. Il va falloir que je sorte mon meilleur tennis contre elle. » « Cela ne m’effraie pas, a répondu Kuznetsova. Si vous regardez les résultats, la plupart des rencontres étaient autour de 2003. J’avais 17 ans. À l’époque, je tombais sur Justine au deuxième ou au troisième tour. »
Justine Henin-Hardenne se lèvera tôt, très tôt, ce matin, pour préparer la finale de Roland-Garros qui l’oppose à Svetlana Kuznetsova et qui pourrait lui permettre d’entrer dans le cercle des grandes championnes.
« Je ressens de l’impatience. Demain, je vais être levée très tôt. J’y suis préparée. Le contraire serait anormal. Il sera peut-être six heures du matin et j’aurai déjà envie d’être à 15 heures », a-t-elle dit lors de la conférence de presse des finalistes, hier après-midi.
« C’est se faire mal parfois parce que c’est un gros stress, beaucoup de nervosité, mais cela fait partie de l’événement. Après il faut essayer de se libérer et d’être au top aux moments importants. Il n’y a que cela qui compte. »
Le stress de la joueuse belge pourrait être accru par les enjeux multiples...