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Actualités - Chronologie

Les quartiers chiites de Bagdad en liesse

«Le grand Satan est mort et je suis tellement content que j’en oublie la pénurie d’eau et d’électricité », s’exclamait hier un habitant du quartier chiite de Kazimiyah, à Bagdad, après l’annonce de l’élimination du sunnite Abou Moussab al-Zarqaoui. Majid Hachem al-Assadi, un fonctionnaire de l’administration des biens religieux chiites, a fêté comme ses voisins la nouvelle, en distribuant des douceurs et de l’eau fraîche alors que les muezzins annonçaient du haut des mosquées : « Le boucher des adeptes du Prophète (les chiites) est mort », ou « Zarqaoui, le honni, est fini. » « C’est une victoire pour l’ensemble du peuple irakien et le début de la fin des terroristes », renchérissait M. Assadi au cœur de ce quartier qui a été souvent attaqué et a payé un lourd tribut aux violences dans la capitale. De fait, rares sont ceux parmi les membres de la communauté chiite qui n’ont pas applaudi à la nouvelle. Chez les Arabes sunnites, la prudence était toutefois de mise même si certains, comme Qaïs al-Bayati, un fonctionnaire au ministère de l’Industrie, estiment que Zarqaoui était un « vecteur » de dissensions entre chiites et sunnites. « La violence va redoubler d’intensité dans l’immédiat car ses partisans vont chercher à montrer que sa disparition n’aura pas de conséquence. Mais en réalité, je pense que cela affectera leur capacité à lancer des attaques, notamment contre les civils », expliquait-il. « Cela ne va rien changer à la situation. Nous avons mille Zarqaoui qui parcourent les rues, ce sont ceux qui tuent et enlèvent les gens dans l’impunité », affirmait, de son côté, un boucher, Mondher Obeidi.
«Le grand Satan est mort et je suis tellement content que j’en oublie la pénurie d’eau et d’électricité », s’exclamait hier un habitant du quartier chiite de Kazimiyah, à Bagdad, après l’annonce de l’élimination du sunnite Abou Moussab al-Zarqaoui. Majid Hachem al-Assadi, un fonctionnaire de l’administration des biens religieux chiites, a fêté comme ses voisins la nouvelle, en distribuant des douceurs et de l’eau fraîche alors que les muezzins annonçaient du haut des mosquées : « Le boucher des adeptes du Prophète (les chiites) est mort », ou « Zarqaoui, le honni, est fini. » « C’est une victoire pour l’ensemble du peuple irakien et le début de la fin des terroristes », renchérissait M. Assadi au cœur de ce quartier qui a été souvent attaqué et a payé un lourd tribut aux violences dans la...