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FED Bernanke refroidit les marchés avec un avertissement sur l’inflation

Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), a jeté un froid sur les marchés avec un avertissement sur la hausse de l’inflation aux États-Unis que les investisseurs ont interprété comme un signe annonciateur de nouvelles hausses des taux. « Si les chiffres publiés mensuellement sont volatils, l’inflation de base sur les trois à six derniers mois se situe à un point qui, s’il était maintenu, se situerait dans la partie supérieure du niveau, voire au-dessus, de ce que de nombreux économistes, y compris moi-même, considèrent comme cohérent avec la stabilité des prix et la promotion d’une croissance à long terme maximum », a affirmé M. Bernanke lors d’un discours à Washington. « En conséquence, le comité (monétaire) restera vigilant pour assurer que la récente tendance montrant des chiffres mensuels élevés pour l’inflation de base ne se poursuive pas », a-t-il déclaré. La prochaine réunion du Comité monétaire de la Fed (FOMC) doit se tenir les 28 et 29 juin, et nombre d’investisseurs ont interprété les propos de M. Bernanke comme un signe qu’elle allait à cette occasion de nouveau relever son taux directeur. « Nous sommes revenus à seulement 25 % des personnes estimant qu’il y aura une pause en juin », a souligné Marc Pado de Cantor Fitzgerald. Ce taux était monté à plus de 50 % vendredi dernier. « Bernanke a dit clairement que même s’il y a un ralentissement de l’économie, la tâche principale de la Fed est de combattre l’inflation, et c’est à ça que le marché a réagi », a-t-il ajouté. Certains analystes restaient toutefois prudents sur les implications des propos de M. Bernanke. Le discours « est ferme sur l’inflation, mais il faut s’attendre à ce qu’un banquier central dise cela lorsque tout le monde parle d’inflation », a estimé Stephen Gallagher, de la Société Générale. « Nous pensions avant le discours que la Fed ne bougerait pas en juin. Nous sommes un peu plus nerveux, mais nous pensons toujours qu’ils maintiendront les taux inchangés », a-t-il ajouté. Le Comité de politique monétaire de la Fed avait augmenté son taux directeur au jour le jour pour la 16e fois consécutive lors de sa dernière réunion le 10 mai pour le porter à 5 %. Il était encore de 1 % seulement en juin 2004. Pour le président de la Fed, la hausse des prix de l’énergie crée désormais des pressions inflationnistes sur l’ensemble de l’économie. « Même si le niveau de répercussion de l’augmentation des prix de l’énergie et d’autres matières premières sur l’indice des prix de base semble être resté relativement limité, les hausses cumulées de l’énergie et des matières premières ont été assez importantes pour qu’elles répondent pour une partie de la récente hausse des prix de base », a-t-il indiqué.
Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), a jeté un froid sur les marchés avec un avertissement sur la hausse de l’inflation aux États-Unis que les investisseurs ont interprété comme un signe annonciateur de nouvelles hausses des taux.
« Si les chiffres publiés mensuellement sont volatils, l’inflation de base sur les trois à six derniers mois se situe à un point qui, s’il était maintenu, se situerait dans la partie supérieure du niveau, voire au-dessus, de ce que de nombreux économistes, y compris moi-même, considèrent comme cohérent avec la stabilité des prix et la promotion d’une croissance à long terme maximum », a affirmé M. Bernanke lors d’un discours à Washington.
« En conséquence, le comité (monétaire) restera vigilant pour assurer que la récente tendance montrant...