Quatorze opposants vont entamer une grève de la faim samedi
le 06 juin 2006 à 00h00
Quatorze militants syriens des droits de l’homme détenus ont décidé d’entamer une grève de la faim d’une semaine à partir de samedi pour obtenir leur libération, a-t-on appris hier auprès de leurs familles.
Le Front de salut national avait indiqué dimanche que ces militants étaient déjà en grève de la faim, mais des sources concordantes, dont deux avocats, ont démenti cette information. Selon eux, les détenus devaient effectivement entamer leur mouvement mardi, mais l’ont repoussé à samedi à la suite d’une réunion avec leurs avocats.
Ces opposants « demandent à comparaître libres » devant les tribunaux chargés de les juger, a déclaré à l’AFP l’avocat Khalil Maatouk. L’avocat et militant des droits de l’homme Anouar Bounni « a arrêté » pour sa part « dimanche une grève de la faim » entamée depuis son arrestation le 18 mai, mais la reprendra samedi en même temps que les autres détenus, a indiqué son frère, l’écrivain Akram Bounni.
Dix de ces détenus avaient été arrêtés en mai après avoir signé une déclaration réclamant une révision des relations entre la Syrie et le Liban. Ce document « traduit le point de vue (des militants) en faveur de l’établissement de relations solides et amicales » entre les deux pays, « ce qui ne constitue pas un délit », a indiqué Me Maatouk.
Parmi les dix signataires de la « Déclaration Beyrouth Damas », figurent outre Anouar Bounni, l’écrivain Michel Kilo et Mahmoud Merhi, secrétaire général de la branche syrienne de l’Organisation arabe des droits de l’homme.
Par ailleurs, selon leurs avocats et des proches, quatre autres détenus politiques se joindront à la grève de la faim samedi : l’écrivain Ali Abdallah, membre des Comités pour la renaissance de la société civile en Syrie, son fils Mohammad Ali Abdallah, Kamal Labouani, fondateur du Rassemblement libéral démocratique en Syrie, et Mohammad Mahfoud, responsable du Parti révolutionnaire des travailleurs (marxiste, interdit).
Quatorze militants syriens des droits de l’homme détenus ont décidé d’entamer une grève de la faim d’une semaine à partir de samedi pour obtenir leur libération, a-t-on appris hier auprès de leurs familles.
Le Front de salut national avait indiqué dimanche que ces militants étaient déjà en grève de la faim, mais des sources concordantes, dont deux avocats, ont démenti cette information. Selon eux, les détenus devaient effectivement entamer leur mouvement mardi, mais l’ont repoussé à samedi à la suite d’une réunion avec leurs avocats.
Ces opposants « demandent à comparaître libres » devant les tribunaux chargés de les juger, a déclaré à l’AFP l’avocat Khalil Maatouk. L’avocat et militant des droits de l’homme Anouar Bounni « a arrêté » pour sa part « dimanche une grève de la faim »...
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