Suède (Gr.B) : discrets, les Suédois, qualifiés parmi les meilleurs deuxièmes de la zone Europe, n’en possèdent pas moins une équipe qui fait penser à celle de 1994, alors demi-finaliste du Mondial. Les Nordiques se reposaient alors sur un trio offensif majeur (Andersson, Brolin, Dahlin). Douze ans plus tard, Ljungberg, Larsson et Ibrahimovic ont pris la relève. Le premier est un pilier d’Arsenal finaliste de la C1, le deuxième a quasiment fait gagner la Ligue des champions à Barcelone à lui tout seul (deux passes décisives), le troisième est, malgré son côté fantasque, un des tout meilleurs attaquants du monde. Autant d’atouts qui ont de quoi donner le tournis aux Anglais, favoris du groupe B.
Le plus : Ibrahimovic, capable de tout en attaque.
Le moins : pas de très grand défenseur.
Côte d’Ivoire (Gr. C) : si une équipe qui peut créer « la » surprise, c’est celle-ci. Pour leur 1re participation, les Ivoiriens n’ont certes pas été gâtés par le tirage au sort avec les Argentins, les Néerlandais et les Serbo-Monténégrins. Mais les Éléphants ont tout de l’équipe à craindre avec des individualités cinglantes comme Didier Drogba et un collectif qui s’est rodé lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations (défaite en finale). L’expérience manque encore, mais le précédent du Sénégal qui avait battu la France lors du match d’ouverture en 2002 a prouvé qu’il y avait toujours un bon coup à jouer. Pourquoi pas face à l’Argentine, déjà surprise par le Cameroun en 1990 ?
Le plus : Drogba.
Le moins : peu de joueurs habitués aux grandes compétitions internationales.
Serbie-et-Monténégro (Gr.C) : les Serbo-Monténégrins ne font pas de bruit, mais ils se sont installés depuis deux ans dans le lot des équipes redoutées. Une statistique résume leur force de frappe : les « Plavis » n’ont plus perdu depuis 2003. Une défense de fer, avec le gardien Jevric et le capitaine Krstajic aux manettes, des joueurs redoutables comme Stankovic et Kezman : les Serbo-Monténégrins peuvent espérer aller loin. Petit bémol tout de même : ils sont tombés dans le groupe le plus relevé.
Le plus : un seul but encaissé en dix matches de qualification.
Le moins : pas d’invidualité au-dessus du lot.
Mexique (Gr.D) : une présence régulière en Coupe du monde (13 avec cette année), mais jamais vraiment de résultats à la hauteur. Cette année, les Mexicains semblent bien décidés à remédier à cette incongruité. Ricardo La Volpe s’appuiera sur son attaquant vedette Jared Borgetti, qui, à 32 ans, va vouloir briller pour sa dernière Coupe du monde, et sur son défenseur Rafael Marquez, champion d’Europe avec le Barça. Dans un groupe a priori à sa portée, le Mexique pourrait bien s’inviter là où on ne l’attend pas.
Le plus : une Coupe des confédérations 2005 encourageante.
Le moins : n’a jamais dépassé les quarts en Coupe du monde.
États-Unis (Gr.E) : depuis 1990, les États-Unis n’ont jamais manqué l’épreuve, atteignant les quarts de finale de la dernière édition, sortis de justesse par l’Allemagne, futur finaliste. Une régularité d’autant plus remarquable dans un pays où le football est considéré comme un sport mineur. Avec Bruce Arena aux manettes depuis maintenant huit ans, les « US Boys » ont signé des éliminatoires quasi parfaites, terminant premiers de la zone Concacaf. Landon Donovan et Claudio Reyna au milieu, DaMarcus Beasley en attaque sont peut-être les seuls à s’être fait un nom, mais le collectif est rodé.
Le plus : le collectif.
Le moins : manque d’expérience au plus haut niveau international d’une partie de l’effectif.
République tchèque (Gr.E) : absents en 2002, les Tchèques sont impatients de démontrer qu’ils ne forment pas seulement une équipe séduisante, mais également efficace. Le retour de Pavel Nedved, qui devrait ensuite quitter la scène internationale, a revigoré une sélection bourrée de talents (Baros, Galasek, Rosicky, Cech...) et au jeu toujours spectaculaire à l’image d’un Euro 2004 où elle impressionna tout le monde avant de buter sur la Grèce.
Le plus : milieu de terrain très fourni.
Le moins : équipe vieillissante.
Croatie (Gr.F) : invaincus pendant les qualifications, les Croates, qui avaient signé une entrée fracassante en Coupe du monde avec une 3e place en 1998, semblent avoir enfin remplacé la génération dorée des Prosinecki, Suker ou Boban qui avait fait trembler la France, futur vainqueur, en demi-finale. Avec moins d’individualités éblouissantes, la Croatie nouvelle génération possède malgré tout une attaque conquérante avec Nico Kranjcar, le grand espoir du football croate (et fils du sélectionneur), un Prso toujours aussi incisif associé à Klasnic. Avec une majorité de joueurs évoluant à l’étranger, les Croates apparaissent les mieux placés pour terminer 2es du groupe derrière l’intouchable Brésil.
Le plus : Niko Kranjcar.
Le moins : une tendance à passer quelquefois à travers (1-1 à Malte).
Suisse (Gr.G) : qualifiés après un match de barrage épique face à la Turquie après avoir donné bien du fil à retordre à la France, les Suisses ont démontré qu’ils seraient peut-être bien plus qu’un poil à gratter. S’appuyant sur un collectif solide, les Helvètes possèdent également plusieurs individualités tranchantes comme Frei, Senderos, Bernetta, Vogel ou Müller, endurcis à l’étranger dans de grands clubs européens (AC Milan, Lyon, Arsenal, Bayer Leverkusen). Dans un groupe largement à sa portée, aux côtés de la France, de la Corée du Sud et du Togo, la Suisse, semble bien armée pour se frayer un chemin.
Le plus : des joueurs aguerris dans les grands championnats européens.
Le moins : un gardien un peu juste.
Corée du Sud (Gr.G) : la révélation du dernier Mondial organisé chez elle (4e) doit désormais gérer son nouveau statut. Après le charismatique Guus Hiddink, c’est un autre Néerlandais qui conduit les « Red Devils » : Dick Advocaat, nommé en septembre 2005. En qualifications, la Corée, malgré la permanence de joueurs qui avaient explosé en 2002 comme Park Ji-sung, Lee Young-pyo ou Ahn Jung-hwan, n’a pas fait d’étincelles.
Le plus : le physique.
Le moins : la pression après une demi-finale en 2002.
Ukraine (Gr.H) : l’Ukraine possède un joyau : Andrei Shevchenko, buteur capable de faire craquer toutes les défenses. L’esprit libre après avoir réglé son avenir juste avant le Mondial en quittant l’AC Milan pour rejoindre Chelsea, l’attaquant concentrera toutes les attentions, mais il serait faux de réduire l’Ukraine, qui est rapidement parvenue à se qualifier malgré un groupe relevé (Grèce, Turquie, Danemark), à ce seul joueur.
Le plus : Shevchenko.
Le moins : manque d’expérience internationale.
Tunisie (Gr.H) : favorite lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, la Tunisie a chuté en quarts de finale face au Nigeria, sans que cela n’ébranle les certitudes nées d’éliminatoires habilement négociées. Ce revers n’a en effet pas entamé la confiance des « Aigles de Carthage ». En progression constante depuis plusieurs années, la Tunisie n’a pourtant plus remporté de match en Coupe du monde depuis 1978. L’expérience de Roger Lemerre, alliée à celle de joueurs cadres comme Trabelsi ou Santos, pourrait surprendre l’Espagne ou l’Ukraine.
Le plus : la confiance née après la victoire à la CAN 2004.
Le moins : pas de grand attaquant.
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Le plus : Ibrahimovic, capable de tout en attaque.
Le moins : pas de très grand défenseur.
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