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Actualités - Opinion

Ça baigne !

« Cherchez la femme », disait Alexandre Dumas père. Chez nous, depuis quelque temps, c’est plutôt « Cherchez le déshérité. » Istiz Nabeuh et le sayyed Barbu ont tant et si bien fait qu’ils ont fini par engloutir tout ce qui pousse entre le Sud et la Békaa. Ce qui provoque une crise d’urticaire chez Mongénéral de Rabieh et Barbichu de Koraytem, qui rêvent d’en faire autant chez les tribus chrétiennes et sunnites. Finalement, il n’y a que le Moukhtariote qui est pépère. Ses druzes, il les a bouffés depuis lurette… tout en laissant quand même généreusement deux ou trois dizaines de spécimens pour servir d’alibis à son glutineux rival. Mais revenons aux OGM déshérités. Pas un dossier en souffrance, du plus petit classeur feuilleté au plus gros pavé plombé, sans qu’il n’y en ait un tapi en embuscade. Fneich, debout sur ses freins à l’EDL, Hamadé (l’affreux, pas l’autre) rigide comme un iceberg à la CNSS, sans oublier ce brave Salloukh au ministère du Dehors, prêt à engueuler la planète entière pour nous marier de force avec deux chefs d’État humanistes : l’un dirigeant son pays à la schlague, l’autre nous mitonnant une bombe aux petits neutrons… Face aux roitelets chiites survitaminés, Fouad Siniora baigne dans l’huile, la lippe relâchée, vitrifié par les barbes qui repoussent au fur et à mesure des rasages israéliens. Tout ce qui risque de fâcher est reporté aux calendes arabes ou contourné. Le désarmement du Hezbollah ? Désarmé par 800 m2 de fermes à Chebaa. La réforme de l’Administration ? Réformée par les demandes d’emploi des politiciens médiocres. La justice ? Mise en examen perpétuel sous les tirs de missiles entre le CSM et son ministre de tutelle. La majorité parlementaire, qui, hier encore, voulait engager le bras de fer avec ses adversaires, désormais les fuit. Comme le temps passe ! Adieu les croisades, bonjour les bras croisés. Bref, l’image du Liban étincelle de mille feux, dans le miteux, le crapoteux et le crapuleux… Ne nous reste plus que la frime et le bagout. Car, ne l’oublions pas : la classe, c’est avaler les couleuvres avec le petit doigt en l’air. Gaby NASR
« Cherchez la femme », disait Alexandre Dumas père. Chez nous, depuis quelque temps, c’est plutôt « Cherchez le déshérité. » Istiz Nabeuh et le sayyed Barbu ont tant et si bien fait qu’ils ont fini par engloutir tout ce qui pousse entre le Sud et la Békaa. Ce qui provoque une crise d’urticaire chez Mongénéral de Rabieh et Barbichu de Koraytem, qui rêvent d’en faire autant chez les tribus chrétiennes et sunnites. Finalement, il n’y a que le Moukhtariote qui est pépère. Ses druzes, il les a bouffés depuis lurette… tout en laissant quand même généreusement deux ou trois dizaines de spécimens pour servir d’alibis à son glutineux rival.
Mais revenons aux OGM déshérités. Pas un dossier en souffrance, du plus petit classeur feuilleté au plus gros pavé plombé, sans qu’il n’y en ait un tapi en...