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Siniora promet de se conformer à la décision des magistrats

Deux questions principales ont dominé les discussions en Conseil des ministres : l’attentat de Saïda et l’empoignade à la Lebanese American University (LAU) entre des partisans d’Amal et du PSP. L’initiative des magistrats libanais de proposer la candidature des cinq membres restants du CSM pour en finir avec les tiraillements politiques à ce sujet n’a été évoquée qu’en marge de la réunion, présidée par le Premier ministre, Fouad Siniora, qui s’en est félicité. « Personnellement, en ma qualité de chef du gouvernement, je me conformerai à la décision des magistrats », a annoncé M. Siniora, qui a affirmé avoir dès le départ proposé de laisser aux personnes concernées, notamment au président du CSM, le soin de régler l’affaire des nominations au sein de cet organisme. Il s’est dit extrêmement heureux par ce qui s’est passé « car la démarche des magistrats consolide l’autonomie de la justice ». Le ministre de la Justice, Charles Rizk, s’en est également félicité, affirmant être «sur la même longueur d’onde que les magistrats ». Durant la réunion, M. Siniora a informé les ministres des contacts qu’il a eus avec les ambassadeurs arabes accrédités au Liban, pour leur expliquer ce qui s’était passé à Yanta-Halwa dans la Békaa avec les combattants du Fateh-intifada et souligner la détermination de Beyrouth à mettre en application les résolutions du dialogue national. Le Conseil des ministres s’est ensuite penché sur les informations parvenues des services de sécurité au sujet de l’attentat de Saïda dans lequel le chef du Jihad islamique au Liban, Mahmoud al-Majzoub, et son frère, Nidal, ont été tués. Dans le communiqué officiel lu par le ministre de l’Information, Ghazi Aridi, le gouvernement a souligné sa détermination à faire la lumière sur « ce crime condamnable qui menace la paix civile ». La querelle estudiantine de la LAU a été également dénoncée par le Conseil des ministres, et notamment par le chef du gouvernement qui a déploré « le niveau des échanges entre les étudiants dans les universités ». M. Siniora a aussi salué la décision du président de l’Université libanaise d’interdire les activités politiques sur les campus, à la suite de la bagarre entre étudiants d’Amal et du Hezbollah, la semaine dernière. Le Conseil des ministres a ensuite décidé de réviser le dossier de chacun des neuf établissements universitaires et instituts ayant réclamé des permis. Sur les neuf, il est en effet apparu qu’un seul, l’Institut de technologie de Saïda, relevant de la fondation Hariri, remplit les conditions fixées par la loi, mais, comme cette affaire a fait l’objet de tiraillements politiques, le gouvernement a décidé de revoir les dossiers. Il a formé pour cela une commission comprenant les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, des Affaires sociales, de la Santé, de l’Information et de la Culture. Examiné également durant la réunion, le projet de régularisation des empiètements sur le domaine public, qui doit aussi être révisé. Sur un autre plan, M. Aridi a fait état d’une réunion qui se tiendra mardi en son bureau, en présence du ministre de l’Économie, Sami Haddad, et d’un représentant du ministère des Télécommunications, pour examiner l’affaire des émissions par satellite, étant donné que la chaîne satellitaire ART a officiellement revendiqué la protection de son droit de diffuser en exclusivité les matchs de la Coupe du monde de football. « Comme un projet de loi sur les émissions codées est en voie de préparation, il est demandé à tous de commencer à s’y préparer et à respecter le droit de l’émission en exclusivité du Mondial de football, sous peine de sanctions », a-t-il dit.
Deux questions principales ont dominé les discussions en Conseil des ministres : l’attentat de Saïda et l’empoignade à la Lebanese American University (LAU) entre des partisans d’Amal et du PSP. L’initiative des magistrats libanais de proposer la candidature des cinq membres restants du CSM pour en finir avec les tiraillements politiques à ce sujet n’a été évoquée qu’en marge de la réunion, présidée par le Premier ministre, Fouad Siniora, qui s’en est félicité.
« Personnellement, en ma qualité de chef du gouvernement, je me conformerai à la décision des magistrats », a annoncé M. Siniora, qui a affirmé avoir dès le départ proposé de laisser aux personnes concernées, notamment au président du CSM, le soin de régler l’affaire des nominations au sein de cet organisme. Il s’est dit extrêmement...