Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Métaux La hausse des cours provoque une frénésie de fusions

Les hausses de prix des métaux et des matières premières poussent les géants du secteur à se rapprocher pour atteindre une taille critique ou assurer leur approvisionnement, comme le montrent les exemples en cours au Canada ou le raid de Mittal sur Arcelor. L’illustration parfaite est le chaos canadien, où schématiquement, tout le monde veut racheter tout le monde. Ainsi, Inco et Falconbridge, deux des géants miniers mondiaux, veulent se rapprocher depuis des mois. Mais un autre canadien, Teck Cominco, a ensuite lancé une OPA sur Inco, et mercredi, le suisse Xstrata a lui lancé une OPA sur Falconbridge. La consolidation de l’industrie minière mondiale, entamée il y a environ cinq ans, a accéléré les fusions depuis un an (Falconbridge/Norando, Grupo Mexico/Asarco, BHP Billiton/WMC Resources etc.). Un mouvement provoqué par les cours des métaux, qui ont continué de flamber pour atteindre des niveaux inédits la semaine dernière, dopés en particulier par la demande croissante de la Chine, mais aussi de l’Inde et du Brésil. La tonne de cuivre a atteint 8 800 dollars jeudi, un prix doublé depuis le début de l’année, et triplé en un an. La tonne d’aluminium a doublé en un an, à plus de 3 000 dollars. Le nickel coûte 35 % plus cher et le zinc 225 % de plus qu’en mai 2005, tandis que le prix de l’once d’or a bondi de 70 % en un an. « Vu les prix élevés des métaux, le cours des actions (des groupes miniers, ndlr) le sont aussi, et il est plus facile d’acheter des sociétés quand vos propres actions valent cher. Inco et Falconbridge sont dans ce cas. Ils ont la capacité de payer, parce qu’ils engrangent des bénéfices importants, leur cash-flow est important », analyse Robin Bhar, de la banque UBS. « Il y a une consolidation, des mouvements de rapprochement, chez les fabricants et bien sûr chez les producteurs miniers. C’était nécessaire car on ne peut vivre qu’en étant des acteurs d’une certaine taille », estime Christian de Barrin, directeur de la communication de l’European Copper Institute. « Les miniers font tout ce qu’ils peuvent pour pouvoir proposer de la matière première, les investissements sont extrêmement lourds », ajoute-t-il. « Essayer d’explorer ou développer de nouvelles mines coûte extrêmement cher, et seules les très grosses entreprises peuvent se permettre ces investissements, de l’ordre de 2 à 3 milliards de dollars pour une grosse mine de cuivre ou de nickel », estime M. Bhar. Cette consolidation perpétuelle est « un phénomène mondial, pas seulement canadien, personne ne veut être laissé de côté », expliquait récemment John Hadjigeorgiou, spécialiste de l’industrie à l’université Laval à Québec.
Les hausses de prix des métaux et des matières premières poussent les géants du secteur à se rapprocher pour atteindre une taille critique ou assurer leur approvisionnement, comme le montrent les exemples en cours au Canada ou le raid de Mittal sur Arcelor.
L’illustration parfaite est le chaos canadien, où schématiquement, tout le monde veut racheter tout le monde. Ainsi, Inco et Falconbridge, deux des géants miniers mondiaux, veulent se rapprocher depuis des mois. Mais un autre canadien, Teck Cominco, a ensuite lancé une OPA sur Inco, et mercredi, le suisse Xstrata a lui lancé une OPA sur Falconbridge.
La consolidation de l’industrie minière mondiale, entamée il y a environ cinq ans, a accéléré les fusions depuis un an (Falconbridge/Norando, Grupo Mexico/Asarco, BHP Billiton/WMC Resources etc.). Un mouvement...