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BANQUE Audi obtient une licence de banque d’investissement en Arabie saoudite

La Bank Audi a annoncé hier avoir obtenu l’autorisation de l’autorité des marchés financiers saoudienne pour lancer dans le royaume une banque d’investissement, détenue à 70 % par la banque libanaise et à 30 % par cinq institutions financières saoudiennes. Dotée d’un capital de 300 millions de rials, Audi Saudi Arabia proposera, dès l’automne, une large panoplie de services financiers, tels que la gestion de portefeuille et la finance d’entreprise. Elle aura également des activités de courtage et de banque privée. Cette implantation s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’expansion régionale du groupe. « Je suis confiant que Audi Saudi Arabia sera un exemple concret du développement que connaissent les marchés financiers du royaume et une plate-forme pour les activités d’investissements du groupe dans la région », a affirmé le président du groupe, Raymond Audi, durant la conférence de presse. À son tour, le président de Audi Saudi Arabia, Bassam Yammine, a souligné que le marché saoudien était « très prometteur », l’étude de marché réalisé faisant état d’un réel besoin de nouveaux instruments financiers. Contrairement aux activités commerciales, tres bien couvertes par les banques locales, l’autorité des marchés saoudienne n’a accordé que quatre licences de banque d’investissement jusque-là, a-t-il ajouté. « La moyenne des transactions quotidiennes sur la place saoudienne en 2005 s’élève à 5 milliards de dollars, contre un milliard de dollars pour tout le premier trimestre 2006 sur la Bourse de Beyrouth », a renchéri Freddie Baz, conseiller du président et membre de la direction du groupe, qui a estimé que la récente correction de la Bourse de Riyad était « saine et prouve que le marché est capable de s’autoréguler ». Pourquoi la Bank Audi développe ses activités d’investissements à l’étranger alors que des banques d’investissements étrangères, notamment EFG Hermes, prévoient de s’implanter au Liban ? Les activités d’investissement de la Bank Audi sont plus tournés vers les marchés du Golfe car la banque propose des services, notamment en termes d’ingénieries financières relatives aux fusions, acquisitions ou entrée en Bourse, dont le Liban n’a pas encore besoin, a expliqué M. Baz. Néanmoins si le volet des privatisations du programme du gouvernement était mis en en œuvre, la Bank Audi serait prête à assurer le volet domestique des opérations, en collaboration avec des banques étrangères qui s’occuperait de l’aspect international, a-t-il affirmé. M. Baz a enfin balayé les récentes critiques faites à l’encontre du secteur bancaire libanais, soulignant que le ratio de rentabilité des fonds propres des banques libanaises se situait en deçà du coût du capital « en raison des déséquilibres macroéconomiques persistants ». Enfin, il a rappelé que les banques finançaient l’économie, le portefeuille du secteur privé s’élevant à 2,5 milliards de dollars. « Il faut certes améliorer la structure du financement pour mieux servir les PME, a-t-il reconnu, mais n’oublions pas que les grandes entreprises sont celles qui participent le plus au PIB. » Sahar AL-ATTAR
La Bank Audi a annoncé hier avoir obtenu l’autorisation de l’autorité des marchés financiers saoudienne pour lancer dans le royaume une banque d’investissement, détenue à 70 % par la banque libanaise et à 30 % par cinq institutions financières saoudiennes. Dotée d’un capital de 300 millions de rials, Audi Saudi Arabia proposera, dès l’automne, une large panoplie de services financiers, tels que la gestion de portefeuille et la finance d’entreprise. Elle aura également des activités de courtage et de banque privée. Cette implantation s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’expansion régionale du groupe. « Je suis confiant que Audi Saudi Arabia sera un exemple concret du développement que connaissent les marchés financiers du royaume et une plate-forme pour les activités d’investissements du groupe...