Caméra rapprochée
Spike Lee, fervent défenseur d’un cinéma engagé
le 18 mai 2006 à 00h00
Impossible de passer à côté de Spike Lee, Schtroumpf grincheux par excellence, dont le physique particulier est marqué par une petite taille (dans les deux sens du terme), des lunettes double foyer et une mine toujours boudeuse. Spike Lee, c’est donc un physique singulier qui habille un artiste tout aussi singulier. Avec, à son actif, plus d’une vingtaine de films en tant que cinéaste, 19 en tant que producteur, des documentaires, des livres, des vidéoclips et des films publicitaires, il est le premier afro-américain à s’être imposé dans le paysage cinématographique. Aujourd’hui considéré comme l’un des cinéastes/scénaristes/acteurs/producteurs les plus engagés et les plus actifs, il défend un style personnel et des sujets interpellants, tels que les conflits sociaux, politiques et intercommunautaires. Sensible aux questions de société portant principalement sur les races, il développe ainsi très vite le besoin de trouver des réponses aux problèmes sociaux et identitaires des minorités. En 1986, tout juste titulaire d’une maîtrise de cinéma de la Tisch School of the Arts de l’Université de New York, Lee sort son premier long-métrage intitulé She’s Gotta Give. Réalisé en douze jours avec une équipe réduite, le film met en scène la bourgeoisie noire de Brooklyn. Le succès critique et public de cette œuvre fait de son auteur le nouveau porte-parole du cinéma afro-américain. Spike Lee signe par la suite plusieurs films sociaux, dont School Daze (une comédie satirique sur les fraternités universitaires noires), Do the Right Thing (qui traite du racisme), Malcolm X (biographie du célèbre et controversé leader noir américain) et Summer of Sam (qui reprend comme toile de fond les meurtres perpétrés à New York, en 1977). Aussi adulé que critiqué (notamment par la communauté WASP et d’autres détracteurs qui l’accusent d’incitation à la haine raciale et du rejet de l’autre), Lee continue malgré tout de défendre ses idées. Si le cinéaste jongle aisément entre comédie et drame, il n’oublie pas pour autant de rester fidèle à un cinéma dénonciateur. Son dernier long-métrage, Inside Man, un film d’action sur fond de braquage et de prise d’otages, ne déroge pas à la règle. Il est effectivement question de racisme intercommunautaire, de corruption et de l’avidité assassine des hommes.
Ne pas apprécier son cinéma, c’est ne pas comprendre un homme qui s’est toujours battu pour ses convictions, qui a ouvert les portes du réalisme urbain, qui a osé briser les tabous et balayer des clichés trop longtemps exploités par la société américaine.
Impossible de passer à côté de Spike Lee, Schtroumpf grincheux par excellence, dont le physique particulier est marqué par une petite taille (dans les deux sens du terme), des lunettes double foyer et une mine toujours boudeuse. Spike Lee, c’est donc un physique singulier qui habille un artiste tout aussi singulier. Avec, à son actif, plus d’une vingtaine de films en tant que cinéaste, 19 en tant que producteur, des documentaires, des livres, des vidéoclips et des films publicitaires, il est le premier afro-américain à s’être imposé dans le paysage cinématographique. Aujourd’hui considéré comme l’un des cinéastes/scénaristes/acteurs/producteurs les plus engagés et les plus actifs, il défend un style personnel et des sujets interpellants, tels que les conflits sociaux, politiques et intercommunautaires....
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