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Actualités - Chronologie

Le départ de Siniora, véritable objectif de la manifestation

Ils insistent. Les syndicats proches des formations prosyriennes ainsi que les partis du 8 Mars plus le CPL ont, coûte que coûte, maintenu leur manifestation, soi-disant contre le document de réforme économique, qui prévoyait notamment la contractualisation de la fonction publique tout comme la hausse de certaines taxes. Mais la feuille de route a été abandonnée, pour le moment, par le Premier ministre Fouad Siniora. C’est, en vérité, contre la politique économique générale du gouvernement que la manifestation est menée. Les organisateurs de la manifestation d’aujourd’hui souhaitent obtenir rien moins que la démission du cabinet de M. Siniora, en ayant recours au droit de manifester et en fourbissant l’arme des revendications sociales. Il est devenu cependant clair, à force d’observer les positions de certaines forces politiques et syndicales, que la manifestation n’a pas que des mobiles économiques. Il suffisait de suivre les discours politiques prononcés juste avant la manifestation pour s’en rendre compte. Les parrains politiques de cette manifestation appelaient, en effet, au départ de M. Siniora et à la formation d’un cabinet d’union nationale, qui réunisse les ténors présents à la table de dialogue national. Ce cabinet, selon les vœux des organisateurs, ne devrait pas être présidé par une personnalité du Courant du futur. L’idée est simple. Il s’agit de jouer la montre. Ce n’est qu’un avant-goût de ce à quoi doit s’attendre le gouvernement de Fouad Siniora. Les alliés, déclarés ou discrets de Damas, veulent mettre des bâtons dans les roues du document de réforme économique, torpiller le congrès d’aide au Liban, Beyrouth I, et retarder, tant que faire se peut, la mise en place du tribunal international pour l’affaire Rafic Hariri. Si c’est ce que veulent les alliés de la Syrie au Liban, que veut la Syrie ? Le départ de Fouad Siniora, bien entendu. Le Premier ministre n’est-il pas déclaré persona non grata à Damas ? La boucle est bouclée. La première des manifestations peut commencer. Une question légitime se pose : si les parrains de la manifestation anti-Siniora n’ont que de louables objectifs économiques et sociaux, pourquoi n’ont-ils pas daigné continuer à négocier avec le Premier ministre ? Philippe ABI-AKL
Ils insistent. Les syndicats proches des formations prosyriennes ainsi que les partis du 8 Mars plus le CPL ont, coûte que coûte, maintenu leur manifestation, soi-disant contre le document de réforme économique, qui prévoyait notamment la contractualisation de la fonction publique tout comme la hausse de certaines taxes. Mais la feuille de route a été abandonnée, pour le moment, par le Premier ministre Fouad Siniora. C’est, en vérité, contre la politique économique générale du gouvernement que la manifestation est menée.
Les organisateurs de la manifestation d’aujourd’hui souhaitent obtenir rien moins que la démission du cabinet de M. Siniora, en ayant recours au droit de manifester et en fourbissant l’arme des revendications sociales. Il est devenu cependant clair, à force d’observer les positions de...