Aujourd’hui, c’est jour de travail pour les 14 neuneus du dialogue. On savait les Libanais feignasses, mais visiblement c’est leur classe politique qui mérite le pompon de la
flemmardise. Deux jours de boulot par mois pour examiner à la fois : la question de la présidentielle, le bornage de la frontière avec l’Assadie voisine, la récupération du trou perdu de Chebaa, l’avenir de la quincaillerie des barbus… Ouf ! Excusez du peu !
À ce rythme, et à l’orée du quatrième millénaire, leur lointaine descendance pourra un jour se pencher enfin sur la gonflette budgétaire, le trou abyssal de la dette, la capilotade de la CNSS, la quenouille du Casino et la gargouille des
carburants. Rien ne presse. Les héros sont fatigués. Ils sont en fait surtout très fatigants…
Forcément, ça fatigue de s’envoyer des vannes dans les gencives durant les entractes du papotage. Cette semaine, il y en avait pour tous les goûts et de toutes les couleurs. On a eu droit d’abord au cirque CPL/Courant du Futur qui se sont taillé mutuellement des croupières pour la plus grande joie des médias des roitelets du Golfe. Ouvrant le feu le premier, Mongénéral de Rabieh, dont les démangeaisons présidentielles deviennent de plus en plus pressantes, a dirigé son bazooka contre le Barbichu de Koraytem, vitupérant son immaturité politique. Avec, en prime, cette grenade jetée en direction des « futuristes », sommés de choisir leur prochain bibelot présidentiel.
Crise d’hyperthermie aussitôt parmi les hariro-compatibles, qui se sont répandus en communiqués rageurs, flétrissant les idées souverainistes de l’Amer Michel, lesquelles, entre-temps, ont drôlement rétréci au lavage.
Parallèlement, il a fallu aussi se farcir la querelle sémantique entre le Moukhtariote et le Sayyed barbu sur la différence entre « tracé » et « délimitation » des frontières avec le paradis syrien. Une nuance capitale, comme on sait, dans la mesure où le Tsar Assadovitch refusera et l’un et l’autre.
Bref, aujourd’hui est un jour historique ne serait-ce qu’en raison du silence – un vrai bonheur ! – qui accompagnera les salivations secrètes des 14 chevaliers de la Table ronde. Même si, au final, ils feront chou blanc. Mais l’essentiel,
dit-on, est de persévérer. Diable ! C’est mathématique : en essayant continuellement, on finit toujours par réussir. Donc, plus ça rate, plus on a des chances que ça marche…
Gaby NASR
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flemmardise. Deux jours de boulot par mois pour examiner à la fois : la question de la présidentielle, le bornage de la frontière avec l’Assadie voisine, la récupération du trou perdu de Chebaa, l’avenir de la quincaillerie des barbus… Ouf ! Excusez du peu !
À ce rythme, et à l’orée du quatrième millénaire, leur lointaine descendance pourra un jour se pencher enfin sur la gonflette budgétaire, le trou abyssal de la dette, la capilotade de la CNSS, la quenouille du Casino et la gargouille des
carburants. Rien ne presse. Les héros sont fatigués. Ils sont en fait surtout très fatigants…
Forcément, ça fatigue de s’envoyer des...