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Actualités - Chronologie

Dix-sept ans de carrière au firmament

Champion du monde et d’Europe, meilleur – et plus cher – joueur du monde, « galactique » à Madrid et capitaine des Bleus, n° 1 des Français, Zinedine Zidane aura tout gagné et tout connu en 17 ans d’une carrière qui s’achèvera en juillet. Talentueux, fort d’une technique et d’un coup d’œil hors du commun balle au pied, charismatique mais modeste, Zidane restera celui qui, de deux coups de tête magiques, fit de l’équipe de France une championne du monde au Mondial 98. À jamais, pour 60 millions de Français, il sera l’homme de la « nirvanesque » finale du Stade de France remportée face au Brésil (3-0). « Zizou président ! » scandaient un million de supporteurs sur les Champs-Élysées : une icône, celle de la France multiculturelle, de la France qui gagne, était née. Galactique À Marseille, là où son père Smaïl, un Kabyle, s’était installé en 1953, et où il vit le jour en 1972, on considère qu’il est le meilleur des ambassadeurs de la cité. Même si, paradoxalement, il n’a jamais joué pour l’OM. À 14 ans, il est déjà en formation à Cannes. Il est lancé dans le grand bain le 20 mai 1989. Il n’a pas encore 17 ans. Quatre ans plus tard, il est à Bordeaux. Il fête ses débuts en sélection, le 17 août 1994, en marquant les deux buts français contre la République tchèque à Bordeaux (2-2). Première déception aussi : en 1996, il échoue avec les Girondins en finale de la Coupe de l’UEFA contre le Bayern Munich. À la Juventus Turin, la Supercoupe d’Europe, la Coupe intercontinentale et deux titres de champion d’Italie vont ensuite venir étoffer son palmarès, mais pas la Ligue des champions (échecs en finale en 1997 et 1998). Arrive le Mondial 98. L’occasion rêvée pour le meneur de jeu de conquérir définitivement la France et le monde. Le 12 juillet, c’est chose faite, malgré un carton rouge contre l’Arabie saoudite au 1er tour qui aurait pu tout gâcher. Il termine l’année Ballon d’or, la plus prestigieuse distinction individuelle. Opéré d’un genou en août 1999, il échoue dans la conquête du scudetto avec la Juve en 2000 et 2001. Entre-temps, il est vrai, il a gagné l’Euro 2000 avec les Bleus. Buteur décisif en quart et en demi-finale face à l’Espagne et au Portugal, il est au sommet de son art en bleu. À l’été 2001, il devient le joueur le plus cher du monde. Florentino Perez, l’ambitieux président du Real Madrid, l’arrache à la Juve pour 75 millions d’euros ! Zidane devient rapidement l’idole du très exigeant public madrilène. L’artiste devient vite un « galactique ». La Ligue des champions qui se refusait à lui tombe finalement dans son escarcelle avec le Real en 2002 grâce à un but parfait, une reprise de volée du gauche qui fait le tour du monde. Marca, le quotidien sportif espagnol, le compare désormais à « Dieu »... Nez dans le gazon À 30 ans, Zidane est la superstar et « personnalité préférée des Français ». Les contrats publicitaires et les millions d’euros s’amoncellent. À l’opposé des frasques jet-set d’un Beckham, il incarne à merveille des valeurs qui séduisent les annonceurs : travail, discipline, modestie, famille... À défaut de s’engager sur le terrain social ou politique – même s’il condamne la présence de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle en 2002 –, il s’engage auprès de l’association ELA qui lutte pour vaincre de graves maladies génétiques. En 2002, à l’approche du Mondial asiatique, la France n’a d’yeux que pour lui. Mais il se blesse à la cuisse gauche à trois jours de l’ouverture. Sans lui, les Bleus passent à côté. Il réapparaît pour le dernier match décisif contre le Danemark. Mais il est trop tard, les Bleus terminent le nez dans le gazon. Avec le Real, s’il remporte une nouvelle Liga en 2003, les choses vont aller de mal en pis. Le club merengue ne va plus rien gagner ensuite. Et à l’Euro 2004, malgré un doublé renversant contre l’Angleterre (2-1), il ne peut éviter une nouvelle déconfiture aux Bleus, éliminés en quarts par la Grèce. Au lendemain de cet échec, il tire un trait sur sa carrière internationale. Une décision sur laquelle il revient en août 2005. Alors que le Real fait du surplace, les Bleus lui manquent. Il participe ainsi activement à la qualification pour le Mondial 2006, laquelle paraissait sérieusement compromise avant qu’il ne revienne. C’est donc en Allemagne que Zidane, capitaine des Bleus, va jouer ses ultimes matches. Assurément, il rêve de disputer le dernier le 9 juillet à Berlin, en finale, et qu’une nouvelle fois on scande peu après « Zizou président ! » en guise d’épilogue à ses 17 ans de carrière.
Champion du monde et d’Europe, meilleur – et plus cher – joueur du monde, « galactique » à Madrid et capitaine des Bleus, n° 1 des Français, Zinedine Zidane aura tout gagné et tout connu en 17 ans d’une carrière qui s’achèvera en juillet.
Talentueux, fort d’une technique et d’un coup d’œil hors du commun balle au pied, charismatique mais modeste, Zidane restera celui qui, de deux coups de tête magiques, fit de l’équipe de France une championne du monde au Mondial 98.
À jamais, pour 60 millions de Français, il sera l’homme de la « nirvanesque » finale du Stade de France remportée face au Brésil (3-0). « Zizou président ! » scandaient un million de supporteurs sur les Champs-Élysées : une icône, celle de la France multiculturelle, de la France qui gagne, était née.

Galactique
À Marseille,...