La Bourse de Beyrouth a terminé la semaine en repli à l’issue d’une séance mitigée, marquée par l’attentisme des opérateurs avant le retour du chef du gouvernement des États-Unis où il a eu des entretiens avec le président Bush et son Administration, laissant espérer une amélioration dans le climat d’investissement au Liban. Les boursiers n’ont pas manqué d’optimisme, à en croire leurs milieux, malgré les inquiétudes de certains face aux problèmes politiques très épineux qu’affronte la conférence de dialogue national qui reprendra ses travaux vendredi prochain. Les craintes liées à cette réunion, qualifiée de cruciale, ont donc incité une partie des opérateurs à prendre leurs gains sur plusieurs valeurs à la veille du long week-end pascal chez les communautés orthodoxes. Cela étant, il n’y a pas eu de suivi hier par rapport à la veille notamment sur le front de Solidere dont les actions A et B ont abandonné 0,72 % et 1,27 % respectivement.
Pourtant, dans le compartiment des bancaires, la tendance est restée mitigée. D’un côté, on a relevé la hausse des actions ordinaires (+0,74 %) et prioritaires (+1,3 %) de la Byblos Bank, et, de l’autre, la baisse de 1,81 % des actions ordinaires de la Bank of Beirut et des certificats GDR des banques Audi (-0,93 %) et Blom (-0,12 %).
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a perdu 0,69 % ou 10,85 points à 1 563,06 points dans un volume en baisse avec 164 618 titres négociés d’une valeur totale de 2 874 200 $, dont 99 239 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 155 503 $, contre 356 420 titres d’une valeur de 5 196 931 $, dont 200 307 actions A et B de Solidere d’une valeur de 4 362 642 $, la veille.
Les Bourses européennes ont terminé en hausse hier, tirées par les chiffres d’affaires trimestriels bien accueillis de plusieurs sociétés ainsi que par des rumeurs de rachat de Thomson. Il y a eu aussi de bonnes surprises sur le front de l’inflation qui s’est calmée dans la zone euro en mars (+2,2 % au lieu de 2,3 %), excluant tout prochain resserrement de la politique monétaire de la BCE. Cette perspective a donc incité plusieurs opérateurs à poursuivre leurs achats d’actions sur fond d’optimisme général.
Wall Street a navigué en hausse toute la séance d’hier, contrairement à la Bourse électronique Nasdaq qui a subi la pression de quelques ventes bénéficiaires. L’annonce d’une baisse de 10 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière et la hausse de l’indice d’activité industrielle de la banque de Réserve de Philadelphie de 12,3 points en mars à 13,2 points en avril ont été d’un grand appui à la cote. Il en est de même des résultats trimestriels de sociétés plutôt solides, avant l’expiration d’options aujourd’hui, qui ont soutenu la tendance. Pourtant les résultats décevants de eBay et d’Intel et l’avertissement de cette dernière sur son chiffre d’affaires du 2e trimestre ont pesé sur les technologiques.
Le dollar rebondit après un plancher de 8 mois
Sur les marchés des changes, le dollar s’est redressé face à l’euro après un plus bas depuis septembre 2005, à la faveur d’une correction des excès commis à sa baisse. Il a été surtout soutenu par la publication de statistiques américaines rassurantes. En outre, la réaffirmation par le président chinois Hu de la volonté de Pékin de maintenir un niveau adapté et équilibré du yuan, qui devait rester stable, a également agi à son actif.
Élie KAHWAGI
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