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Actualités - Chronologie

Entre prix et qualité

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a estimé les pertes des compagnies aériennes en 2005 à quelque 6 milliards de dollars, malgré une hausse de 7,7 % du trafic par rapport à l’année précédente. Les experts se sont toutefois accordés à dire que transformer cette croissance en rentabilité n’est pas une chose évidente. Ainsi, 2005 a été la cinquième année consécutive de pertes pour le transport aérien, après 2004 (4,2 milliards de dollars). Le déficit cumulé sur cinq ans atteint ainsi 42 milliards de dollars. Tous ces chiffres au rouge n’ont pas empêché les compagnies aériennes de poursuivre leurs activités et de se livrer à une concurrence serrée alors que touristes et hommes d’affaires continuent de se déplacer et d’aimer voyager. En économie, l’ouverture à la concurrence est toujours un indice de bonne santé. Mais pour le consommateur, l’accès croissant à l’information permet de moins en moins de masquer la réalité du service fourni. Dès lors, le rapport qualité-prix compte finalement autant que le prix bas. Il était grand temps que les consommateurs reconsidèrent la réalité des prix dans un secteur d’activités qui, quel que soit l’opérateur, connaît des coûts fixes, finalement peu compressibles, à moins de faire assumer les frais au consommateur. Avec les multiples accidents aériens de l’été 2004, les voyageurs ont découvert la réalité du fonctionnement des transporteurs, avec leurs intermédiaires et les autres courtiers qui évoluent dans ce domaine. Ils ont pris conscience du risque et demandent des comptes. Certains experts reprochent cependant aux grandes compagnies leur mauvaise communication avec le public, en ce sens qu’elles ne savent pas intégrer à leur politique de communication “ la low cost attitude”. C’est-à-dire qu’ils peinent à démontrer que la qualité du service compte autant que le prix bas. C’est cela, en définitive, le plus important. Liliane MOKBEL
L’Association internationale du transport aérien (IATA) a estimé les pertes des compagnies aériennes en 2005 à quelque 6 milliards de dollars, malgré une hausse de 7,7 % du trafic par rapport à l’année précédente. Les experts se sont toutefois accordés à dire que transformer cette croissance en rentabilité n’est pas une chose évidente. Ainsi, 2005 a été la cinquième année consécutive de pertes pour le transport aérien, après 2004 (4,2 milliards de dollars). Le déficit cumulé sur cinq ans atteint ainsi 42 milliards de dollars.
Tous ces chiffres au rouge n’ont pas empêché les compagnies aériennes de poursuivre leurs activités et de se livrer à une concurrence serrée alors que touristes et hommes d’affaires continuent de se déplacer et d’aimer voyager.
En économie, l’ouverture à la...