Rassemblement au City Center des parents des disparus de la guerre
le 15 avril 2006 à 00h00
Où sont-ils ? se demandent toujours les parents des disparus de la guerre. Hier, ils avaient rendez-vous avec le général Salim Abou Ismaïl – qui avait présidé la première commission chargée par le gouvernement Hoss en 2000 d’enquêter sur le sort des disparus – au City Center, près de la place des Martyrs. Bien entendu, aucune réponse digne de ce nom ne leur a été donnée. Le député Ghassan Moukheiber, présent dans l’audience, a réitéré que « l’État manque à ses devoirs », critiquant une nouvelle fois les échecs successifs des comités supposés faire la lumière sur le sort des disparus.
Dans ce squelette fantomatique de bâtiment ovale, situé dans un centre-ville revenu à la vie normale, des mères, des sœurs, des frères, sont venus assister à la table ronde, placée sous le signe du constant Waynon ? (Où sont-ils ?), à laquelle participaient le général retraité Abou Ismaïl, le journaliste Michel Nawfal et l’anthropologue Massoud Younès.
Dans son intervention, M. Abou Ismaïl a rappelé que la commission qu’il présidait était parvenue à recenser 2 046 cas de disparitions (par opposition au fameux chiffre de 17 000). À l’époque, les principales recommandations de la commission avaient été l’indemnisation, puis la prise en charge de la famille du disparu par le ministère des Affaires sociales, ainsi que la pose d’une plaque commémorative sur le socle de la statue des Martyrs.
Prenant la parole, Wadad Halwani, qui préside le comité des parents de disparus, a souligné que, selon ses recensements, les disparitions concernent bien plus que 17 000 personnes, tout en affirmant que « les indemnisations sont un droit pour les familles. Mais ce qu’elles cherchent par-dessus tout, c’est la vérité ».
Dans un discours défendant la cause des disparus, M. Younès s’est demandé : « Vivons-nous dans un État de preneurs d’otages ou dans un État de parents de disparus ? » Et d’ajouter : « C’est à partir de là qu’il faut chercher les réponses. »
Parmi les cris des mères hébétées par la douleur, M. Moukheiber est revenu sur les échecs du comité conjoint libano-syrien, formé pour élucider l’affaire des disparus. « Il faut agir vite et oublier la rhétorique des nombres. Même s’il s’agissait d’un seul cas de disparition, l’État devrait être mobilisé ; nous parlons de détenus qui pourraient mourir d’une minute à l’autre », a-t-il conclu.
Où sont-ils ? se demandent toujours les parents des disparus de la guerre. Hier, ils avaient rendez-vous avec le général Salim Abou Ismaïl – qui avait présidé la première commission chargée par le gouvernement Hoss en 2000 d’enquêter sur le sort des disparus – au City Center, près de la place des Martyrs. Bien entendu, aucune réponse digne de ce nom ne leur a été donnée. Le député Ghassan Moukheiber, présent dans l’audience, a réitéré que « l’État manque à ses devoirs », critiquant une nouvelle fois les échecs successifs des comités supposés faire la lumière sur le sort des disparus.
Dans ce squelette fantomatique de bâtiment ovale, situé dans un centre-ville revenu à la vie normale, des mères, des sœurs, des frères, sont venus assister à la table ronde, placée sous le signe du constant...
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