Arsenal, fort de ses deux buts d’avance, va à Turin, aujourd’hui en quart de finale retour de Ligue des champions, pour tenter d’imiter Liverpool, qui avait écarté la Juventus au même stade de la compétition la saison dernière avant de remporter le titre.
Pour la Juve, ces quarts de finale ont comme un air de déjà-vu. Ce match retour contre Arsenal, avec deux buts à remonter après la leçon de jeu vers l’avant assénée à Highbury par les jeunes pousses londoniennes, rappelle furieusement celui de la saison dernière : battue 2-1 à Liverpool, la Juve n’avait alors pas su trouver la solution chez elle, avec un 0-0 synonyme d’élimination dans une ambiance tendue, 20 ans après le drame du Heysel.
Alors, bis repetita ? Arsène Wenger reste prudent : « La Juventus reste un grand club. Ce ne sera surtout pas : “Venez les amis, allez-y”. Cela va encore être un gros match et nous devons reproduire exactement la même performance », prévient le manageur d’Arsenal.
Wenger se souvient notamment qu’en 8e de finale, l’effet de surprise n’avait joué qu’à l’aller contre le Real Madrid : « À l’aller, cela avait été une vraie surprise pour le Real parce qu’il nous avait peut-être sous-estimés. Mais pas lors du second match à domicile. Cela peut être pareil avec la Juventus. » La Juventus est toutefois privée de l’ex-« Gunner » Patrick Vieira, mais aussi de Mauro Camoranesi et Jonathan Zebina, suspendus. Alessandro Del Piero, trop juste, ne sera pas non plus dans le groupe. Mais l’incontesté leader du championnat d’Italie (avec 9 points d’avance sur l’AC Milan) peut compter sur le retour très attendu de Pavel Nedved, suspendu à l’aller. « Il peut faire la différence », assure Lilian Thuram.
Henry et l’Italie
Ce retour pourrait amener un peu de génie à une Juventus qui s’attend à tomber sur une équipe d’Arsenal regroupée, qui s’en remettra à la vitesse de son capitaine Thierry Henry en contre.
Le Français, clin d’œil du destin, disputera son 100e match européen dans un stadio delle Alpi où, au contraire de son compère David Trezeguet aujourd’hui, il n’avait pas réussi à s’imposer lors de son court passage chez la « Vieille dame » (de janvier à juillet 1999).
Depuis, Henry a appris à se faire respecter de l’Italie, en réussissant notamment en C1 un triplé à Rome (3-1 contre l’AS Rome en novembre 2002) et un doublé à Milan (5-1 contre l’Inter en novembre 2003). Seul le stadio delle Alpi s’est encore refusé au buteur des « Gunners », qui y avait raté un penalty en mars 2002 lors d’un match de deuxième phase (victoire turinoise 1-0).
Ce soir, Henry aura sans doute envie de corriger l’anomalie en y inscrivant – pourquoi pas ? – son 50e but européen. « Il ne faudra pas lui laisser d’espace, note Thuram. Si Arsenal réussit à marquer un but, il nous faudra évidemment alors un miracle. »
Arsenal, lui, a fait d’une première victoire en Ligue des champions son objectif majeur de fin de saison. Tout simplement parce que c’est sa principale chance de pouvoir conserver Henry, convoité par Barcelone. Là aussi, c’est sur les traces de Liverpool, qui avait gardé Steven Gerrard en gagnant la C1, que veulent marcher les « Gunners ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Arsenal, fort de ses deux buts d’avance, va à Turin, aujourd’hui en quart de finale retour de Ligue des champions, pour tenter d’imiter Liverpool, qui avait écarté la Juventus au même stade de la compétition la saison dernière avant de remporter le titre.
Pour la Juve, ces quarts de finale ont comme un air de déjà-vu. Ce match retour contre Arsenal, avec deux buts à remonter après la leçon de jeu vers l’avant assénée à Highbury par les jeunes pousses londoniennes, rappelle furieusement celui de la saison dernière : battue 2-1 à Liverpool, la Juve n’avait alors pas su trouver la solution chez elle, avec un 0-0 synonyme d’élimination dans une ambiance tendue, 20 ans après le drame du Heysel.
Alors, bis repetita ? Arsène Wenger reste prudent : « La Juventus reste un grand club. Ce ne sera surtout pas :...