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Actualités - Chronologie

ENVIRONNEMENT Coup d’envoi d’un réseau national pour la gestion des déchets hospitaliers infectieux

Un réseau national pour la gestion des Déchets d’activités de soins à risque infectieux (Dasri) au Liban a officiellement été lancé hier au cours d’une conférence de presse, tenue à la faculté des sciences médicales de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas. Financé par L’Instrument financier pour l’environnement (LIFE) au sein de la Commission européenne à Beyrouth, ce projet, d’une valeur de 449 697 euros, est exécuté (de 2006 à 2009) par arcenciel, une association à but non lucratif, qui œuvre depuis près de vingt ans pour le développement. « Les Dasri sont des déchets qui contiennent des micro-organismes viables ou des toxines représentant un risque de maladie pour l’homme ou tout autre espèce vivante », explique M. Fadi Moujaess, directeur d’arcenciel. La production de ces déchets au Liban est estimée à dix tonnes par jour. Et les enjeux qui en résultent sont nombreux. D’où, selon M. Moujaess, « l’importance d’une politique nationale qui traite le problème dans toutes ses composantes, à savoir la sensibilisation, la formation du personnel des établissements de soins aux problèmes des Dasri, le traitement de ces déchets suivant les normes et la promulgation de lois adaptées aux problèmes ». Les partenaires d’arcenciel pour ce projet sont les conseils municipaux (Abbassié et Zahlé), les hôpitaux (Haykal, Hôtel-Dieu de France et Rayak), les universités (la faculté des sciences infirmières de l’USJ), les ministères de l’Environnement, de la Santé, de l’Intérieur et Omsar, ainsi que les bailleurs de fonds (Commission européenne et Coopération espagnole). Dans le cadre de ce projet, 1 500 personnes travaillant au sein d’établissements de soins seront formées aux procédures relatives aux Dasri et 900 à 1 100 kilos de ces déchets seront collectés et traités au quotidien, indique M. Moujaess, qui précise que « le but d’arcenciel est d’avoir zéro déchet infectieux au Liban ». Représentant le ministre de l’Environnement, M. Gergès Berbéri a rappelé qu’en 2002, le ministère a publié un décret qui définit les genres de déchets dangereux, les établissements qui les produisent et les moyens de s’en débarrasser. En 2004, certains hôpitaux ont obtenu des permis les autorisant à traiter ces déchets conformément à des normes strictes, et sous la supervision du ministère de l’Environnement et de la Direction générale de l’environnement, a noté M. Berbéri, précisant que d’autres hôpitaux obtiendront prochainement ces permis. Et de conclure en insistant sur la coopération entre le ministère et la Commission européenne, et en rappelant qu’un document d’entente a été signé entre le ministère et le PNUD pour soutenir le projet visant à encourager le recours aux meilleures techniques pour diminuer la production des déchets hospitaliers en vue de réduire les émissions de dioxine et de mercure.
Un réseau national pour la gestion des Déchets d’activités de soins à risque infectieux (Dasri) au Liban a officiellement été lancé hier au cours d’une conférence de presse, tenue à la faculté des sciences médicales de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas.
Financé par L’Instrument financier pour l’environnement (LIFE) au sein de la Commission européenne à Beyrouth, ce projet, d’une valeur de 449 697 euros, est exécuté (de 2006 à 2009) par arcenciel, une association à but non lucratif, qui œuvre depuis près de vingt ans pour le développement.
« Les Dasri sont des déchets qui contiennent des micro-organismes viables ou des toxines représentant un risque de maladie pour l’homme ou tout autre espèce vivante », explique M. Fadi Moujaess, directeur d’arcenciel.
La production de ces déchets au...