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Netanyahu, le faucon qui a fait perdre le Likoud

En se présentant comme un faucon convaincu sur le plan politique et un ultralibéral sur le plan économique, Benjamin Netanyahu, 56 ans, a conduit son parti à la perte lors des élections législatives. Décidé à rester à la tête du Likoud, il faudra à l’ancien Premier ministre, parmi les plus controversés d’Israël, tous les talents d’un « magicien », son surnom au début de sa carrière, pour se remettre sur pied. En effet, la formation ultranationaliste est transformée en champ de ruines, les militants l’accusant d’être responsable de la défaite et ses lieutenants envisageant une scission après celle d’Ariel Sharon en novembre 2005. Pour le moment, il ne semble pas prêt à changer d’avis et accuse plutôt la presse et les électeurs de ne pas l’avoir compris. « Nous avons payé cher la colère et la frustration que nous avons provoquées pour sauver l’économie du pays », a ajouté l’ex-ministre des Finances. Il a occupé ce poste jusqu’en août et procédé à des coupes claires dans les budgets sociaux qui ont affecté les couches les plus défavorisées, traditionnellement favorables au Likoud. « Le peuple finira par comprendre que nous avons eu raison de prendre ces mesures pour sauver l’économie. C’est un signe de courage. Nous ne l’avons pas fait pour le Likoud, mais pour le bien de l’État », a-t-il dit, promettant à ses troupes de remettre le parti à flot. Dix ans après avoir occupé le poste de chef du gouvernement (1996-99), « Bibi », un autre surnom, rejette également tout retrait de Cisjordanie et refuse toute partition de Jérusalem. « Non à un État palestinien, non au transfert de fonds au gouvernement Hamas, non à l’emploi (en Israël) d’ouvriers palestiniens » des territoires de Cisjordanie et de la bande de Gaza, sont les trois « non » sur lesquels il a basé sa plate-forme.

En se présentant comme un faucon convaincu sur le plan politique et un ultralibéral sur le plan économique, Benjamin Netanyahu, 56 ans, a conduit son parti à la perte lors des élections législatives.
Décidé à rester à la tête du Likoud, il faudra à l’ancien Premier ministre, parmi les plus controversés d’Israël, tous les talents d’un « magicien », son surnom au début de sa carrière, pour se remettre sur pied. En effet, la formation ultranationaliste est transformée en champ de ruines, les militants l’accusant d’être responsable de la défaite et ses lieutenants envisageant une scission après celle d’Ariel Sharon en novembre 2005.
Pour le moment, il ne semble pas prêt à changer d’avis et accuse plutôt la presse et les électeurs de ne pas l’avoir compris. « Nous avons payé cher la colère et...