Rafy Eytan, 79 ans, ancien agent secret du Mossad sous le coup d’un mandat d’arrêt du FBI, a repris du service, mais cette fois pour les retraités, dont la liste a créé la surprise en remportant sept sièges au Parlement.
Surnommé « Rafy le puant » pour être tombé dans une bouche d’égouts lors d’une opération des groupes de choc du Palmach, l’armée clandestine juive de l’époque de la Palestine sous mandat britannique, Rafy Eytan (photo) est né à Ein Harod, un kibboutz (village collectiviste) austère du nord d’Israël. Enrôlé dans les rangs du Mossad après avoir tombé l’uniforme au début des années 1950, il devient rapidement chef des opérations et commande à ce titre l’audacieuse capture d’Adolf Eichman, en mai 1960, à Buenos Aires. Eichman, l’un des principaux exécutants du génocide des juifs par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, fut ramené clandestinement en Israël où il fut jugé, condamné à mort et pendu.
Sous le gouvernement du Premier ministre de droite Yitzhak Shamir, son ancien collègue au Mossad, il dirige le bureau de la lutte antiterroriste. C’est à cette époque que le nom de cet homme de l’ombre apparaît pour la première fois au grand jour, une publicité dont il se serait bien passé. Il est en effet à l’origine d’une des plus grandes crises de confiance entre Israël et son allié américain pour avoir été l’agent traitant de Jonathan Pollard, un ex-analyste de la marine américain condamné à la prison pour avoir fourni à Israël des documents classés secret défense, concernant les activités d’espionnage des États-Unis.
Rafy Eytan s’est par la suite recyclé avec succès dans les affaires, notamment dans des projets de fermes pilotes à Cuba.
« J’ai subi une opération du cœur il y a un an, je n’y vois goutte et n’entend rien, mais je cours tous les matins, sculpte et mon épouse dit que je me porte bien », confie ce petit homme, derrière d’épaisses lunettes, encore abasourdi par l’ampleur du score réalisé par son parti.
« Les jours humiliants où les vieux étaient condamnés à fouiller dans les ordures pour survivre sont finis », a-t-il lancé, en fêtant au champagne la douce revanche des « papys » d’Israël. Les 750 000 retraités ont été parmi les plus touchés par les coupes claires pratiquées dans les budgets sociaux de Benjamin Netanyahu, ministre des Finances jusqu’à l’été dernier.
Rafy Eytan, 79 ans, ancien agent secret du Mossad sous le coup d’un mandat d’arrêt du FBI, a repris du service, mais cette fois pour les retraités, dont la liste a créé la surprise en remportant sept sièges au Parlement.
Surnommé « Rafy le puant » pour être tombé dans une bouche d’égouts lors d’une opération des groupes de choc du Palmach, l’armée clandestine juive de l’époque de la Palestine sous mandat britannique, Rafy Eytan (photo) est né à Ein Harod, un kibboutz (village collectiviste) austère du nord d’Israël. Enrôlé dans les rangs du Mossad après avoir tombé l’uniforme au début des années 1950, il devient rapidement chef des opérations et commande à ce titre l’audacieuse capture d’Adolf Eichman, en mai 1960, à Buenos Aires. Eichman, l’un des principaux exécutants du génocide...
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