La Bourse de Beyrouth a terminé en hausse hier, prolongeant son mouvement ascensionnel de la fin de la semaine dernière, la reprise de la conférence de dialogue national ayant rassuré certains opérateurs. Ceux-ci ont ainsi continué à racheter plusieurs valeurs pour réajuster leurs portefeuilles titres, après les pertes qu’ils avaient essuyées après la suspension inattendue des réunions de cette conférence lundi dernier. Mais le faible volume d’échanges laisse penser que les grands investisseurs se montrent toujours très prudents à propos des perspectives du marché en cas de persistance de plusieurs obstacles qui ont entravé le dialogue interlibanais. De ce fait, le marché est resté à l’affût d’indications concernant cette réunion et de nombreux opérateurs demeurent circonspects quant à la tendance boursière à court terme. Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a terminé en hausse de 0,9 % en s’adjugeant 15,02 points à 1 687,15 points. Il a été soutenu par Solidere dont les actions A et B sont remontées de 0,69 % et de 0,34 % respectivement. Il a trouvé appui aussi dans les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank qui ont rebondi de 3,85 % et de 2,48 % ainsi que dans les certificats GDR des banques BLOM et Audi qui ont progressé de 1,28 % et de 0,13 %. Le cimentier Holcim a été également orienté à la hausse et s’est adjugé 0,69 %. Mais il n’en demeure pas moins que la dynamique du marché est restée modeste, avec des échanges relativement en retrait, portant sur 497 706 titres d’une valeur de 9 653 622 $, dont 346 501 actions de Solidere d’une valeur de 8 012 194 $, contre 97 351 titres d’une valeur de 15 583 277 $, dont 569 917 actions de Solidere d’une valeur de 13 110 057 $ vendredi dernier.
Les Bourses européennes ont clôturé à de nouveaux sommets depuis l’été 2001, sur fond de spéculations concernant des opérations de fusions-acquisitions dans plusieurs secteurs. À cet égard, l’intérêt manifesté toujours par Citigroup pour la Société générale a continué de soutenir les bancaires. Il en est de même de l’offre d’achat lancée par Merck sur le laboratoire allemand Schering par rapport aux pharmaceutiques, alors que l’éventuel rachat du London Stock Exchange par le Nasdaq lançait plusieurs scénarios spéculatifs.
La Bourse de New York était, au contraire, moins unanime à la hausse, en raison des fusions-acquisitions en cours aux États-Unis et à l’étranger. À cet égard, les opérateurs ont été préoccupés par l’OPA de Capital One sur North Fork Bancorporation et de McClathy sur Knigt Ridder. Cela d’autant que la hausse des taux obligataires rendait les actions moins attractives que les bons du Trésor.
L’euro en léger progrès
L’euro a légèrement progressé hier face à un dollar qui a essuyé des prises de bénéfices. Ce mouvement est intervenu après que la Banque centrale des Émirats arabes eut manifesté son intention d’accroître la part de l’euro dans ses réserves de changes au détriment du dollar. Les propos attribués au président de la BCE, J-C Trichet, dans lesquels il défendait les relèvements des taux d’intérêt européens ont également soutenu l’euro.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a terminé en hausse hier, prolongeant son mouvement ascensionnel de la fin de la semaine dernière, la reprise de la conférence de dialogue national ayant rassuré certains opérateurs. Ceux-ci ont ainsi continué à racheter plusieurs valeurs pour réajuster leurs portefeuilles titres, après les pertes qu’ils avaient essuyées après la suspension inattendue des réunions de cette conférence lundi dernier. Mais le faible volume d’échanges laisse penser que les grands investisseurs se montrent toujours très prudents à propos des perspectives du marché en cas de persistance de plusieurs obstacles qui ont entravé le dialogue interlibanais. De ce fait, le marché est resté à l’affût d’indications concernant cette réunion et de nombreux opérateurs demeurent circonspects quant à la tendance...