La Bourse de Beyrouth a évolué dans le vert encore hier, les opérateurs réagissant toujours positivement à la reprise des travaux de la conférence de dialogue national, dont la suspension lundi dernier avait jeté du froid sur la cote. Bien que toutes les formations politiques aient proclamé leur volonté de reprendre les discussions pour trouver des solutions à la crise du pays, on a continué de voir un peu de prudence chez des investisseurs craignant toujours l’absence de certains participants à cette conférence. Cette crainte a rendu le marché très sélectif et moins unanime à la poursuite de la hausse de Solidere qui est très sensible à la situation politique intérieure. C’est dans ce contexte que les actions A de cette société n’ont pu gagner plus de 0,08 % alors que les actions B abandonnaient seulement 0,04 %. Et à l’exception du cimentier Holcim, qui a regagné 2,84 %, les valeurs bancaires ont été partagées. Du côté hausse, on a relevé les actions ordinaires de la Byblos Bank (+1,78 %) et prioritaires (+0,35 %) ainsi que les certificats GDR de la BLOM Bank (+1,17 %), et du côté baisse les actions préférentielles de la Bank of Beirut et les certificats GDR de la Banque Audi (-0,85 %). Ce mouvement s’est produit dans des échanges modérément actifs avec 977 351 titres négociés d’une valeur de 15 583 277 $, dont 569 917 actions A et B de Solidere d’une valeur de 13 110 057 $, contre 2 240 314 titres d’une valeur de 11 676 593 $, dont 222 054 actions A et B de Solidere d’une valeur de 5 093 904 $, la veille.
Les Bourses européennes ont terminé la semaine en nette hausse, soutenues par la fermeté de Wall Street. La remontée du dollar face à l’euro a redonné aussi de l’actualité aux placements dans les sociétés exportatrices aux États-Unis. Les valeurs bancaires ont également profité de spéculations de rapprochement dans leur secteur. À cet égard, la Société générale et BNP Paribas ont largement bénéficié de rumeurs de rachat par Citigroup. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles un groupe de fonds d’investissement étrangers pourrait lancer une OPA sur Portugal Telecom par rapport aux valeurs de ce secteur qui ont été très recherchées.
La Bourse de New York a également évolué en nette hausse. Elle a trouvé appui dans la publication d’un rapport de l’emploi américain en février qui s’est soldé par la création de 243 000 emplois, témoignant de la robustesse de la première économie mondiale. Citigroup a été très recherché sur fond d’acquisition d’une banque française.
Recul de l’euro après les chiffres de l’emploi US
Sur les marchés des changes, le dollar a continué sur sa lancée de la veille, grâce à la publication d’un rapport sur l’emploi supérieur aux attentes. De plus, la hausse de 3,4 % du salaire moyen aux États-Unis sur un an a permis d’envisager la poursuite de la politique de resserrement monétaire par la Fed qui pourrait relever son principal taux directeur jusqu’à 5,25 % au 2e trimestre 2006. Cette perspective, qui est censée rendre le différentiel des taux américains et européens à l’actif du dollar, a pesé sur l’euro qui s’est finalement négocié à New York sur un ton vulnérable.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a évolué dans le vert encore hier, les opérateurs réagissant toujours positivement à la reprise des travaux de la conférence de dialogue national, dont la suspension lundi dernier avait jeté du froid sur la cote. Bien que toutes les formations politiques aient proclamé leur volonté de reprendre les discussions pour trouver des solutions à la crise du pays, on a continué de voir un peu de prudence chez des investisseurs craignant toujours l’absence de certains participants à cette conférence. Cette crainte a rendu le marché très sélectif et moins unanime à la poursuite de la hausse de Solidere qui est très sensible à la situation politique intérieure. C’est dans ce contexte que les actions A de cette société n’ont pu gagner plus de 0,08 % alors que les actions B abandonnaient seulement...