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ÉNERGIE L’OPEP maintient ses quotas de production inchangés à 28 mbj

L’OPEP a annoncé hier à Vienne qu’elle gardait inchangés ses quotas de production, fixés depuis huit mois à 28 millions de barils par jour (mbj). « Nous gardons les quotas »à 28 mbj, a déclaré le ministre koweïtien de l’Énergie, cheikh Ahmad Fahd al-Sabah, à l’issue d’une réunion ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dans la capitale autrichienne. Cette déclaration, confirmée par un communiqué officiel du cartel, a été immédiatement corroborée par le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi. « Cela n’intéresse pas l’OPEP de réduire sa production. Elle la réduit seulement si elle le doit et en ce moment, ce n’est pas la peine », a-t-il déclaré. « Nous voulons vendre notre produit », a souligné le ministre considéré comme le chef de file du cartel. Il espère que l’OPEP n’aura pas à réduire sa production de toute l’année. La décision de maintenir les quotas avait été largement anticipée par les marchés, et les prix reculaient après cette annonce et des déclarations rassurantes de l’Iran sur la fiabilité de ses exportations. Le ministre iranien du Pétrole, Kazem Vaziri-Hamaneh, a en effet assuré hier que son pays n’arrêterait pas ses exportations de pétrole en dépit de son différend avec l’Occident sur ses activités nucléaires controversées. Plusieurs ministres ont indiqué que l’OPEP ne tiendrait aucune réunion formelle avant celle prévue le 1er juin à Caracas, mais pourrait, si besoin, se réunir de manière informelle en marge du Forum international de l’énergie, les 22-24 avril à Doha. « Rien n’est encore prévu, mais nous serons tous là-bas (à Doha), et si besoin, nous nous rencontrerons et tiendrons des consultations », a indiqué Ali al-Nouaïmi. Le Venezuela, qui était le seul à avoir réclamé une baisse du plafond de production du cartel, de l’ordre de 500 000 barils par jour, s’est donc rangé derrière les autres pays. Le ministre vénézuélien de l’Énergie, Rafaël Ramirez, a fait part de sa proposition à ses homologues, a-t-il indiqué, mais les ministres ont jugé que ce n’était pas un moment opportun pour réduire la production en raison des tensions géopolitiques actuelles. Le cartel réduit habituellement sa production au printemps pour s’adapter à la moindre demande qui suit la fin de l’hiver dans l’hémisphère Nord et éviter un trop important repli des cours du brut. Mais cette année, l’OPEP estime que malgré un excédent de production sur le marché, les prix ne vont pas dégringoler, car les problèmes persistent en Iran, au Nigeria ou en Irak, et la demande mondiale reste vive, notamment en Chine et en Inde. « Le recul habituel (de la demande au 2e trimestre) que nous observions avant l’année 2004 était bien plus important qu’il ne l’est maintenant », a relevé Ali al-Nouaïmi. « L’idée est que cela est peut-être dû à la demande d’Extrême-Orient », notamment la Chine, a-t-il dit.

L’OPEP a annoncé hier à Vienne qu’elle gardait inchangés ses quotas de production, fixés depuis huit mois à 28 millions de barils par jour (mbj).
« Nous gardons les quotas »à 28 mbj, a déclaré le ministre koweïtien de l’Énergie, cheikh Ahmad Fahd al-Sabah, à l’issue d’une réunion ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dans la capitale autrichienne.
Cette déclaration, confirmée par un communiqué officiel du cartel, a été immédiatement corroborée par le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi. « Cela n’intéresse pas l’OPEP de réduire sa production. Elle la réduit seulement si elle le doit et en ce moment, ce n’est pas la peine », a-t-il déclaré.
« Nous voulons vendre notre produit », a souligné le ministre considéré comme le chef de file du cartel....