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Nouveau bras de fer autour des droits des prisonniers de Guantanamo

Les prisonniers de Guantanamo (Cuba) font l’objet d’un nouveau bras de fer, l’Administration Bush souhaitant leur barrer la route des tribunaux, y compris en cas de tortures. Fin décembre, l’adoption de l’amendement du sénateur John McCain sur le traitement des détenus (Detainee Treatment Act) aurait pu paraître prometteuse pour les droits des quelque 490 prisonniers de la base navale : il avait pour but de bannir « tout traitement cruel, inhumain ou dégradant ». Mais c’était compter sans l’amendement « Graham-Levin », voté à la même occasion, qui interdit aussi presque tout recours des prisonniers de Guantanamo devant les tribunaux américains. En vertu de cet article, les « ennemis combattants » détenus à Guantanamo n’ont aucun recours pour contester en justice leurs conditions de détention. Tout juste la Cour d’appel de Washington peut-elle se pencher sur leur dossier pour examiner leur statut « d’ennemi combattant ». En conséquence, des centaines de plaintes pourraient être annulées. À l’étranger en revanche, les alliés de l’Administration Bush s’impatientent. À Rome, un important cardinal du Vatican, Renato Raffaele Martino, a estimé que la « dignité de l’homme n’était pas du tout respectée à Guantanamo ». Par ailleurs, le Pentagone a rendu publics pour la première fois le nom et la nationalité de la plupart des prisonniers du centre de détention, après en avoir reçu l’ordre par un juge fédéral de New York. Le Pentagone n’a pas diffusé une liste proprement dite des noms, mais a publié environ 5 000 pages de scripts d’auditions concernant leur statut « d’ennemi combattant » où apparaissent ces informations.

Les prisonniers de Guantanamo (Cuba) font l’objet d’un nouveau bras de fer, l’Administration Bush souhaitant leur barrer la route des tribunaux, y compris en cas de tortures. Fin décembre, l’adoption de l’amendement du sénateur John McCain sur le traitement des détenus (Detainee Treatment Act) aurait pu paraître prometteuse pour les droits des quelque 490 prisonniers de la base navale : il avait pour but de bannir « tout traitement cruel, inhumain ou dégradant ». Mais c’était compter sans l’amendement « Graham-Levin », voté à la même occasion, qui interdit aussi presque tout recours des prisonniers de Guantanamo devant les tribunaux américains. En vertu de cet article, les « ennemis combattants » détenus à Guantanamo n’ont aucun recours pour contester en justice leurs conditions de détention. Tout...