C’est jour de gloire pour Nabih Berry qui vient de dresser la table pour les indigènes communautaires. Notre ami s’amuse follement, depuis hier, à jouer les maîtres de cérémonie : « Prendriez-vous dans votre groupe mon Arménien cloné pour équilibrer le dialogue avec votre grec-orthodoxe génétiquement modifié ? »
Dire qu’au temps de l’indépendance, entre 1990 et 2004, on le taxait d’immobilisme. On se rend compte aujourd’hui que c’était injuste, au regard de la vitesse à laquelle il tournoie depuis l’occupation libanaise du 14 Mars. Véritable homme-caoutchouc de la République, le vicomte de Aïn el-Tiné a été, tour à tour, un pauvre déshérité pro-rien, puis, en y ajoutant un préfixe, un riche héritier pro-syrien, avant de fructifier l’héritage en prenant durablement racine sur le haut du perchoir de la Lahoudie.
Puis, après avoir navigué quelque peu dans les eaux tourmentées du radicalisme, juste le temps de se faire réélire par les barbus, Istiz Nabeuh a fini par trouver la recette miracle : se calfeutrer sous l’ombrelle du patriarche de Bkerké en attendant que présidentielle se passe. Pour lui finalement, d’un Nasrallah à l’autre, y a que la couleur de la barbe qui change. Alors forcément, on comprend qu’il se gratte le menton à chaque fois qu’un clampin de la majorité essaye de lui faire lire dans sa boule de cristal si bientôt il y aura ou non un nouveau chef de l’État.
Pour l’heure et sous la houlette du Istiz, nos joyeux drilles vont se la couler douce une petite semaine, place de l’Étoile. Les manants qui travaillent à proximité ont été d’ailleurs priés de dégager fissa. À plus de 300 dollars la chambre par tête de pipe, petit déjeuner copieux et bidet à injection compris, les piliers de cette République de poche se sentiront nickel pour se casser du sucre les uns sur le dos des autres. D’emblée, les Libanais sont ravis de savoir où vont leurs impôts…
Question lancinante : est-ce que les cobayes du dialogue ne vont rien faire …tout de suite, ou est-ce qu’ils attendront encore un peu ?
Gaby NASR
C’est jour de gloire pour Nabih Berry qui vient de dresser la table pour les indigènes communautaires. Notre ami s’amuse follement, depuis hier, à jouer les maîtres de cérémonie : « Prendriez-vous dans votre groupe mon Arménien cloné pour équilibrer le dialogue avec votre grec-orthodoxe génétiquement modifié ? »
Dire qu’au temps de l’indépendance, entre 1990 et 2004, on le taxait d’immobilisme. On se rend compte aujourd’hui que c’était injuste, au regard de la vitesse à laquelle il tournoie depuis l’occupation libanaise du 14 Mars. Véritable homme-caoutchouc de la République, le vicomte de Aïn el-Tiné a été, tour à tour, un pauvre déshérité pro-rien, puis, en y ajoutant un préfixe, un riche héritier pro-syrien, avant de fructifier l’héritage en prenant durablement racine sur le haut du...
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