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Paris qualifie de simples « allégations » les attaques de Lahoud contre Chirac

PARIS, d’Élie MASBOUNGI Les dirigeants français continuent de suivre de près et au jour le jour les développements de la situation au Liban en maintenant leur pression sur les diverses parties pour la stricte application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité et sans tenir compte de la tension provoquée par ce qu’un haut responsable à l’Élysée a qualifié hier d’« allégations » émanant du palais de Baabda et mettant en cause la partialité du comportement du président Jacques Chirac. Dans les cercles de la présidence de la République française et au ministère des Affaires étrangères, on estime que la convocation il y a quelques jours au Quai d’Orsay de l’ambassadrice du Liban à Paris, Sylvie Fadlallah, est pour le moment la meilleure des réactions aux communiqués diffusés par les services de presse du président Émile Lahoud. Il n’est pas question pour le moment d’engager n’importe quelle sorte de polémique à ce sujet. Sur un autre plan, et toujours au chapitre des préoccupations françaises face à la crise libanaise, les deux parlementaires membres du groupe d’amitié France-Liban qui comptent évoquer la question libanaise directement avec M. Chirac ont obtenu un rendez-vous des services compétents de l’Élysée. Il s’agit des vice-présidents de ce groupe d’amitié, à savoir Gérard Bapt (PS) et François Rocheboine (UDF), qui estiment avoir, en tant que parlementaires amis du Liban, une plus grande marge de manœuvre pour inciter M. Chirac à « modérer et recentrer » sa position par un appui plus ferme à la conférence de dialogue qui doit s’ouvrir jeudi à l’initiative du président de la Chambre, Nabih Berry. Sur un sujet plus délicat, à savoir la remise en liberté de Zouheir as-Siddik, qui était détenu jusqu’au week-end dernier en France dans le cadre de l’affaire du meurtre de Rafic Hariri, l’entourage du président Chirac estime qu’il s’agit là d’une décision de justice prise par les instances compétentes. On ajoute qu’une demande d’extradition de Siddik ne saurait être acceptée du fait du principe établi en France selon lequel Paris refuse toute extradition vers les pays où la peine de mort est encore en vigueur. En attendant, Siddik a pris la clé des champs et on ne sait pas encore par quel moyen il pourrait être ramené et éventuellement présenté devant le tribunal qui sera saisi de l’attentat, qu’il s’agisse d’une instance nationale ou internationale. L’avocat de l’ancien détenu a réaffirmé hier encore que son client a été purement et simplement remis en liberté et qu’il n’a aucun commentaire à faire pour le moment sur cette affaire.
PARIS, d’Élie MASBOUNGI

Les dirigeants français continuent de suivre de près et au jour le jour les développements de la situation au Liban en maintenant leur pression sur les diverses parties pour la stricte application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité et sans tenir compte de la tension provoquée par ce qu’un haut responsable à l’Élysée a qualifié hier d’« allégations » émanant du palais de Baabda et mettant en cause la partialité du comportement du président Jacques Chirac.
Dans les cercles de la présidence de la République française et au ministère des Affaires étrangères, on estime que la convocation il y a quelques jours au Quai d’Orsay de l’ambassadrice du Liban à Paris, Sylvie Fadlallah, est pour le moment la meilleure des réactions aux communiqués diffusés par les services...