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Mancuso surprend les favorites en slalom géant

La jeune Américaine Julia Mancuso a renversé toutes les favorites dans un slalom géant casse-pipe, disputé sous des rafales de neige, pour remporter, avec le titre olympique des Jeux de Turin, la première victoire de sa carrière, hier à Sestrières. En tête dès la première manche, raccourcie en raison du mauvais temps, la polyvalente de Squaw Valley avait déjà été la seule à skier comme si les flocons ne la dérangeaient pas. Mais avec la Suédoise Anja Paerson sur les talons, deuxième à seulement 18/100es, la Finlandaise Tanja Poutiainen et l’Autrichienne Nicole Hosp en embuscade, Mancuso semblait condamnée à devoir céder sa place au terme du second parcours. Partie à l’attaque pour rattraper son petit retard, Paerson, cinq fois sur le podium et deux fois victorieuse cet hiver, est tombée dans tous les pièges d’un tracé encombré par des paquets de neige fraîche pour signer, avec une sixième place, son pire résultat de la saison en géant. « Je n’ai pas été bonne dans les plats. Je savais que j’avais perdu du temps et j’ai juste essayé de finir de descendre », avouait Paerson. La championne olympique de slalom a été reléguée à 1 sec 77/100es de la lauréate de ce géant marqué par l’absence de la tenante du titre croate Janica Kostelic, toujours malade. Au contraire, la deuxième manche de Mancuso fut une réplique sans faute de la première. Loin d’assurer, elle y signa même le second meilleur temps pour terminer la mission qu’elle s’était assignée et sauver l’honneur d’une équipe américaine rendue morose par le fiasco de ses leaders, Bode Miller, Daron Rahlves et Lindsey Kildow. « J’ai pris vraiment du plaisir à courir, mais c’était une course très difficile, admettait Mancuso. Je savais que je ne pouvais pas me permettre de faire des fautes dans la deuxième manche. Je ne pensais pas à l’or, je pensais au podium. J’étais nerveuse. » À 21 ans, Mancuso, deux fois 3e (géant, super G) aux Mondiaux de Bormio (Italie) l’an dernier, a désormais autant de médailles dans les grands événements que de podiums en Coupe du monde où elle a réussi ses trois meilleurs résultats lors des deux semaines précédant les Jeux, 2e du super G et de la descente de Cortina, 3e du géant d’Ofterschwang. La voie libérée par la contre-performance de Paerson, la Finlandaise Tanja Poutiainen a, elle, assuré une seconde manche propre pour monter sur son premier podium depuis près d’un an. Plus surprenante, en revanche, fut la remontée de la Suédoise Anna Ottosson, 13e de la première manche. « J’étais déprimée après la première manche. Je voulais plier mes affaires et rentrer à la maison, avouait la coéquipière de Paerson. Dans la seconde, je ne me sentais pas si bien. Il n’y avait pas de visibilité et c’était plein de bosses. Je n’ai jamais réalisé que j’allais si vite, avant de voir mon temps à l’arrivée. » Outre Paerson, très vite consolée par ses trois médailles olympiques, la grosse déception de ce géant est venue de l’Espagnole Maria-José Rienda Contreras, lauréate de trois géants depuis le début de la saison, et finalement 13e et dépitée, sous les yeux du prince Felipe. La jeune libanaise, Cherine Njeim a été malheureusement contrainte à l’abandon dans cette épreuve.
La jeune Américaine Julia Mancuso a renversé toutes les favorites dans un slalom géant casse-pipe, disputé sous des rafales de neige, pour remporter, avec le titre olympique des Jeux de Turin, la première victoire de sa carrière, hier à Sestrières.
En tête dès la première manche, raccourcie en raison du mauvais temps, la polyvalente de Squaw Valley avait déjà été la seule à skier comme si les flocons ne la dérangeaient pas. Mais avec la Suédoise Anja Paerson sur les talons, deuxième à seulement 18/100es, la Finlandaise Tanja Poutiainen et l’Autrichienne Nicole Hosp en embuscade, Mancuso semblait condamnée à devoir céder sa place au terme du second parcours. Partie à l’attaque pour rattraper son petit retard, Paerson, cinq fois sur le podium et deux fois victorieuse cet hiver, est tombée dans tous les pièges...