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Actualités - Opinion

La pelle à tarte

L’affaire a été mise au congélo une année durant. Et puis coucou, la revoilà ! Comment pousser gentiment vers la sortie un président de la République, dont la fonction est en jachère, sans casser les vases Art déco du Château, sans piétiner le superbe Ray Grass anglais de la pelouse ? Plus difficile encore : comment en installer un autre sans avoir à le glorifier à grands coups de génuflexions avant de le déloger, quelques années plus tard, à grands coups de lattes dans le popotin ? Istiz Nabeuh a trouvé le truc : rassembler dans l’hémicycle tout le landernau parlementaire, patrons, seconds couteaux et larbins compris. Certes, le partage du gâteau demande une réelle dextérité, mais Magic Nabih est un artiste de la pelle à tarte. Il fera ensuite mariner le tout et laissera caqueter jusqu’à ce que règlement s’ensuive. Autant dire quand les poules auront des dents. Qui sait, peut-être après une mutation de la grippe aviaire… En attendant, le Haut Perché du Parlement a du pain sur la planche, ne serait-ce que pour calmer la surchauffe des neurones orphelins : enregistrer d’abord la pétition des 14 « repentis de la prolongation », tout en sachant que le Prolongé en question va s’essuyer les pieds dessus ; raccrocher les wagons entre Wil le Moukhtariote et la palanquée des députés barbus, en essayant de convaincre le premier qu’on peut être mal rasé sans pour autant avoir un passeport iranien, et les seconds qu’on peut porter des jeans sans forcément vouloir draguer George Bush ; apaiser enfin les appétits présidentiels du Tsunamichel tout en évitant d’aiguiser ceux du Tondu des Cèdres. Vaste programme planétaire ! L’histoire moderne est en marche, et l’on ne s’en rend même pas compte. C’est dans cette belle ambiance que Moqtada Sadr est venu patauger dans la béchamel. Il ne manque pas d’air, l’enturbanné irakien, de vouloir rabibocher Libanais et Syriens, alors que chez lui, sunnites et chiites se tirent la gueule quand ils ne se tirent pas dessus. À peine arrivé, sa mission a viré pelure et il est reparti dare-dare. Dommage, c’était bien le seul moment marrant. Gaby NASR
L’affaire a été mise au congélo une année durant. Et puis coucou, la revoilà ! Comment pousser gentiment vers la sortie un président de la République, dont la fonction est en jachère, sans casser les vases Art déco du Château, sans piétiner le superbe Ray Grass anglais de la pelouse ? Plus difficile encore : comment en installer un autre sans avoir à le glorifier à grands coups de génuflexions avant de le déloger, quelques années plus tard, à grands coups de lattes dans le popotin ?
Istiz Nabeuh a trouvé le truc : rassembler dans l’hémicycle tout le landernau parlementaire, patrons, seconds couteaux et larbins compris. Certes, le partage du gâteau demande une réelle dextérité, mais Magic Nabih est un artiste de la pelle à tarte. Il fera ensuite mariner le tout et laissera caqueter jusqu’à ce que règlement...