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FED Bernanke estime que la Chine doit assouplir sa devise

Le nouveau président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, a estimé hier que la Chine devait introduire davantage de souplesse dans sa politique des changes afin de permettre à sa devise, le yuan, d’évoluer plus librement. Interrogé par un sénateur américain sur le sujet, M. Bernanke a répondu : « Sénateur, si vous me demandez si je soutiens ou défends le principe que les Chinois introduisent davantage de souplesse dans leur taux de change, ma réponse est que je le fais très certainement. » « Je pense que c’est dans leur propre intérêt à long terme de le faire pour plusieurs raisons : cela leur donnerait davantage d’indépendance monétaire, réduirait la trop grande dépendance de leur économie vis-à-vis des exportations », a-t-il dit. « Je pense aussi que cela serait en rapport avec leur rôle grandissant sur la scène mondiale de s’intéresser à la stabilité d’ensemble des marchés financiers et du commerce international », a-t-il ajouté. À une question sur l’ampleur de la pression que l’on peut exercer sur la Chine, M. Bernanke a estimé qu’il ne fallait pas remettre en cause les « gains en terme de libéralisation du commerce dans l’économie mondiale ». Il a en revanche plaidé en faveur d’une attitude de « persuasion » vis-à-vis de Pékin et « d’essayer de leur offrir notre assistance technique ». « Ils ont pris quelques mesures pour ouvrir leurs marchés et augmenter leurs capacités à laisser leur devise flotter » quelque peu et « je suis d’accord pour dire qu’ils doivent faire davantage », a-t-il ajouté. Peu auparavant, le secrétaire américain au Trésor, John Snow, avait tenu des propos similaires lors d’une interview sur la chaîne de télévision Bloomberg TV. M. Snow avait estimé que le moment était venu pour de nouveaux ajustements de la devise chinoise, Washington jugeant insuffisantes les dernières actions de Pékin sur le yuan. Il avait regretté que la Chine n’ait pas fait grand-chose depuis le réajustement effectué l’été dernier. « Nous demanderons qu’ils respectent leurs engagements », avait indiqué M. Snow lors de cette interview. Pékin s’est engagé à plusieurs reprises à introduire un peu plus de flexibilité dans sa politique des changes, pour répondre notamment aux inquiétudes des Américains, dont celles de certains élus qui accusent les autorités chinoises de manipulation de leur devise, ce qui constitue un avantage anticoncurrentiel pour les exportations chinoises, selon eux. M. Snow a rappelé que le Trésor évoquerait la question lors d’un rapport qui doit être publié prochainement sur les régimes des changes des partenaires commerciaux des États-Unis.
Le nouveau président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, a estimé hier que la Chine devait introduire davantage de souplesse dans sa politique des changes afin de permettre à sa devise, le yuan, d’évoluer plus librement.
Interrogé par un sénateur américain sur le sujet, M. Bernanke a répondu : « Sénateur, si vous me demandez si je soutiens ou défends le principe que les Chinois introduisent davantage de souplesse dans leur taux de change, ma réponse est que je le fais très certainement. »
« Je pense que c’est dans leur propre intérêt à long terme de le faire pour plusieurs raisons : cela leur donnerait davantage d’indépendance monétaire, réduirait la trop grande dépendance de leur économie vis-à-vis des exportations », a-t-il dit.
« Je pense aussi que cela serait en rapport avec leur rôle...