Le président de la République a tenu, le 9 février, à assister en personne à la célébration de la Saint-Maron dans l’église éponyme, cible des vandales du dimanche 5. Dans la foulée, M. Émile Lahoud se rendra ce samedi à Bkerké où le cardinal Sfeir doit sacrer de nouveaux évêques, au cours d’une messe solennelle. Les deux hommes devraient ensuite avoir un entretien sur la situation du pays et les problèmes de l’heure.
Hier, le président Lahoud a réitéré, encore une fois, son appel à un dialogue intérieur, les échanges suscitant un climat propice au dégagement économique. Il a insisté du reste sur la nécessité de laisser le pain quotidien à l’écart des convulsions de la politique.
Pour M. Lahoud, le Liban a connu certes de bien dures circonstances après l’assassinat du président Rafic Hariri, mais le lancement du dialogue ferait renaître, selon lui, la confiance, intérieure et extérieure, en encourageant les investissements et l’emploi.
Ces propos ont été tenus lors d’une audience accordée à une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth. Délégation comprenant le président de cet organisme, Ghazi Koraytem, les vice-présidents, Mohammad Lamah et Gaby Tamer ainsi que le trésorier, Nabil Fahd.
Le chef de l’État a relevé que l’économie est essentielle et qu’elle est l’un des fondements du pays avec la stabilité sécuritaire, l’unité nationale et la justice. Il a rappelé que dans le concert des nations, l’économie n’a ni communauté ni secte. D’où la nécessité de ne pas politiser les secteurs économiques.
Perspective
De son côté, Ghazi Koraytem a présenté un sommaire du programme du nouveau conseil de la CCIAB, en vue de contribuer au redressement par une coordination-coopération accrue avec le secteur public. La promotion de la croissance devant être facilitée par nombre de mesures encourageantes, renforçant la confiance et assurant de meilleurs services, en soutenant les secteurs de production ainsi que la cohésion avec la société civile. Il a cependant souligné la nécessité de prévenir des secousses sécuritaires évidemment préjudiciables à l’état de santé économique et sociale du pays. La CCIAB se prononce, en outre, pour les réformes, les privatisations, la réduction de la dette et contre les dépenses somptuaires et le gaspillage.
Par ailleurs, le président Lahoud a également reçu hier le primat grec-catholique du Canada, Mgr Ibrahim Ibrahim, qui lui a transmis les salutations du patriarche Lahham, qui dirige un synode épiscopal communautaire à Aïn-Trez. D’autre part, M. Lahoud a câblé au président iranien, Mohammad Ahmadinajad, pour le féliciter à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution islamique et pour le remercier pour l’appui constamment accordé au Liban « dans tous les domaines ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président de la République a tenu, le 9 février, à assister en personne à la célébration de la Saint-Maron dans l’église éponyme, cible des vandales du dimanche 5. Dans la foulée, M. Émile Lahoud se rendra ce samedi à Bkerké où le cardinal Sfeir doit sacrer de nouveaux évêques, au cours d’une messe solennelle. Les deux hommes devraient ensuite avoir un entretien sur la situation du pays et les problèmes de l’heure.
Hier, le président Lahoud a réitéré, encore une fois, son appel à un dialogue intérieur, les échanges suscitant un climat propice au dégagement économique. Il a insisté du reste sur la nécessité de laisser le pain quotidien à l’écart des convulsions de la politique.
Pour M. Lahoud, le Liban a connu certes de bien dures circonstances après l’assassinat du président Rafic Hariri,...