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Actualités - Chronologie

Les banques d’affaires américaines sceptiques

Les banques d’affaires américaines Goldman Sachs et Morgan Stanley ont jugé hier la stratégie de M.Ghosn à « hauts risques ». Les engagements pris vont en effet impliquer une « révolution totale dans la perception de la marque et son positionnement », souligne la banque. Renault n’est pas Nissan, poursuit la banque, en référence au sauvetage opéré chez le constructeur japonais par Carlos Ghosn, à coup de restructurations. La situation est bien différente, car « Renault est déjà compétitif sur les principales régions et métiers, il doit simplement se jeter dans une stratégie à risque plus élevé ». Le succès ou la faillite du plan dépend « d’une hypothèse de croissance de 30 % en volume entre 2005 et 2009 », des prévisions que Goldman Sachs juge « optimistes ». Morgan Stanley se dit « désagréablement surpris par le manque de détails » du plan. « La marge (prévue) de 6 % peut être atteinte en 2009 et même dépassée en 2010, mais nous nous interrogeons sur la façon d’y parvenir sans restructuration », indiquent les analystes de la banque. « Renault peut effectivement atteindre les engagements fixés par Carlos Ghosn en 2009 », mais d’ici là, « sera confronté à de nombreux défis », notent-ils. Les analystes citent les gains de parts de marché des constructeurs asiatiques, la guerre des prix qui lamine les marges dans l’automobile et la nécessité de financer les lourdes dépenses du plan de relance. Dans ces conditions, Morgan Stanley préfère rappeler que l’industrie automobile est pour le moment en crise et qu’elle abaisse de 8,5 % son estimation du bénéfice par action 2006 de Renault, à 9,60 euros contre 10,50 euros précédemment. Pour 2007, elle l’abaisse de 13 % à 10,80 euros.
Les banques d’affaires américaines Goldman Sachs et Morgan Stanley ont jugé hier la stratégie de M.Ghosn à « hauts risques ». Les engagements pris vont en effet impliquer une « révolution totale dans la perception de la marque et son positionnement », souligne la banque. Renault n’est pas Nissan, poursuit la banque, en référence au sauvetage opéré chez le constructeur japonais par Carlos Ghosn, à coup de restructurations. La situation est bien différente, car « Renault est déjà compétitif sur les principales régions et métiers, il doit simplement se jeter dans une stratégie à risque plus élevé ». Le succès ou la faillite du plan dépend « d’une hypothèse de croissance de 30 % en volume entre 2005 et 2009 », des prévisions que Goldman Sachs juge « optimistes ». Morgan Stanley se dit «...