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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro retombe dans le rouge

L’euro n’a pas pu se soustraire aux influences baissières en provenance du différentiel qui s’est creusé entre les taux d’intérêt américain et européen en faveur du dollar. C’est ainsi qu’après avoir trouvé hier un certain appui dans l’annonce que l’indice mesurant la confiance des patrons des PME françaises a progressé de 28 points en décembre à 34 points en janvier, la monnaie unique ne tardait pas à renouer avec la baisse. À cela aurait contribué le recul de la production industrielle allemande de 0,5 % en décembre après 0,4 % en novembre, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 1 % de cet indicateur. Cette déception, qui s’est ajoutée à la chute de 1,6 % des commandes industrielles allemandes pendant la même période annoncée la veille, est venue donc confirmer les difficultés auxquelles s’affronte la reprise économique en zone euro. Dans ce contexte, toute perspective de hausse du principal taux directeur de la BCE, à plus de 2,25 %, commence à être écartée par les analystes, contrairement à la situation prévalant aux États-Unis et laissant croire à la poursuite de la politique de resserrement monétaire de la Fed. Ce sentiment a été renforcé par les propos tenus hier par le secrétaire américain au Trésor, John Snow, devant la commission des Finances du Sénat, l’invitant à s’abstenir à toute hausse des impôts car « elle risque de menacer la croissance de l’économie et la réduction du déficit budgétaire ». Il a ensuite plaidé en faveur d’un contrôle strict des dépenses publiques pour combattre le déficit budgétaire sans augmenter les impôts pour « laisser les contribuables conserver autant que possible de leur argent pour le dépenser ou l’investir ». Les cambistes ont donc retenu de ces propos que toute augmentation des dépenses de consommation aux États-Unis devrait œuvrer en faveur d’un durcissement monétaire pour enrayer les pressions inflationnistes qui l’accompagnent. Du coup, les opérateurs, qui avaient racheté l’euro dans la matinée, n’ont pas tardé à le vendre en soirée dans la perspective de voir progresser les taux américains. La monnaie unique, qui avait franchi à la hausse le seuil de 1,20 $, est revenue ainsi à New York en fin de journée à ses plus bas niveaux depuis un mois face au dollar, comme la veille, soit autour de 1,1970 $. La Bourse de Beyrouth reste sur la mauvaise pente La Bourse de New York a évolué en terrain négatif hier, le marché ayant manqué de catalyseur pour monter. Les indices ont donc été sous pression en raison de la perspective de voir la Fed continuer à relever ses taux d’intérêt. Par ailleurs, le maintien du taux de rendement du bon du Trésor à 10 ans sous le taux à deux ans a été interprété comme un signe avant-coureur d’un ralentissement économique. Cela étant, et malgré la détente des prix pétroliers et les gains de Disney, qui a publié des résultats trimestriels meilleurs qu’attendus, les baisses l’ont emporté finalement sur les hausses. Les Bourses européennes ont été diversement orientées, la baisse du pétrole, qui a profité aux sociétés consommatrices, a donc pesé sur les producteurs. Cela d’autant que les résultats publiés hier par BP ont déçu le marché. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse encore hier sous la conduite de Solidere et des valeurs bancaires. L’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 35,49 points (-1,9 %) à 1 831,91 points dans des échanges nourris, portant sur 698 157 titres négociés d’une valeur de 15 602 711 $. Élie KAHWAGI
L’euro n’a pas pu se soustraire aux influences baissières en provenance du différentiel qui s’est creusé entre les taux d’intérêt américain et européen en faveur du dollar. C’est ainsi qu’après avoir trouvé hier un certain appui dans l’annonce que l’indice mesurant la confiance des patrons des PME françaises a progressé de 28 points en décembre à 34 points en janvier, la monnaie unique ne tardait pas à renouer avec la baisse. À cela aurait contribué le recul de la production industrielle allemande de 0,5 % en décembre après 0,4 % en novembre, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 1 % de cet indicateur. Cette déception, qui s’est ajoutée à la chute de 1,6 % des commandes industrielles allemandes pendant la même période annoncée la veille, est venue donc confirmer les difficultés...