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ASSURANCES Une compagnie libanaise pénètre pour la première fois le marché syrien

Le Conseil des ministres syrien a accordé des licences d’exploitation en Syrie à quatre compagnies d’assurances, dont une société libanaise, alors que plus d’une trentaine de compagnies ont présenté des demandes de licences pour opérer en Syrie. Cette mesure est une première depuis quarante ans en Syrie, date de la nationalisation de l’industrie de l’assurance. Selon la décision accordant la licence, trois des compagnies autorisées seraient dotées chacune d’un capital de 850 millions de livres syriennes (soit près de 16 millions de dollars (1 $ = 54 livres syriennes). Il s’agit des compagnies suivantes : la National Syria Insurance qui ouvrirait 16 branches dans les différents mohafazats et pratiquerait l’assurance générale, l’assurance maladie et l’assurance agricole, United Insurance qui ouvrirait 7 branches dans les différents mohafazats et se spécialiserait dans l’assurance générale et l’assurance maladie, ainsi que la Syria Koweït Insurance qui ouvrirait 16 branches et pratiquerait l’assurance générale, l’assurance maladie, l’assurance agricole et l’assurance-vie. La quatrième compagnie d’assurances autorisée à opérer en Syrie qui est le Syria International Insurance (Arope syrienne) dotée d’un capital d’un milliard de livres syriennes, soit près de 19 millions de dollars, ouvrirait trois branches et pratiquerait l’assurance générale, l’assurance maladie, l’assurance agricole et l’assurance-vie. 34 % des actions de cette dernière compagnie sont détenues par Arope Liban et 15 % par la Banque syrienne d’outre-mer (BSOM). C’est la première compagnie libanaise à pénétrer légalement le marché syrien de l’assurance. Ces quatre compagnies devraient opérer à partir du deuxième semestre de l’année en cours. Une partie des actions de ces compagnies fera l’objet, selon la loi, d’une offre publique d’achat (OPA). L’Institution syrienne d’assurances, la seule compagnie qui monopolisait le marché de l’assurance en Syrie au cours des quatre dernières décennies, a dû affronter récemment une solide concurrence en raison d’un marché parallèle mené par des compagnies d’assurances arabes. Le décret, qui a accordé les licences d’exploitation, s’est montré vigilant quant à la capitalisation des sociétés. Les dispositions du décret ont défini une capitalisation des compagnies variant entre 700 et 1 200 millions de livres syriennes suivant les branches de l’assurance pratiquée. Elles ont imposé une seule forme juridique, celle de la société anonyme, alors que la part de chaque actionnaire ne doit pas dépasser 5 % et la part de l’entité morale 40 %. Ces participations devraient, dans tous les cas de figure, obtenir l’approbation de la commission syrienne de contrôle de l’assurance. Liliane MOKBEL
Le Conseil des ministres syrien a accordé des licences d’exploitation en Syrie à quatre compagnies d’assurances, dont une société libanaise, alors que plus d’une trentaine de compagnies ont présenté des demandes de licences pour opérer en Syrie. Cette mesure est une première depuis quarante ans en Syrie, date de la nationalisation de l’industrie de l’assurance. Selon la décision accordant la licence, trois des compagnies autorisées seraient dotées chacune d’un capital de 850 millions de livres syriennes (soit près de 16 millions de dollars (1 $ = 54 livres syriennes). Il s’agit des compagnies suivantes : la National Syria Insurance qui ouvrirait 16 branches dans les différents mohafazats et pratiquerait l’assurance générale, l’assurance maladie et l’assurance agricole, United Insurance qui ouvrirait 7...