Le dollar est resté solide hier face à l’euro, sa glissade de la semaine dernière étant définitivement effacée, alors que les opérateurs se positionnaient pour un relèvement des taux d’intérêt américains à plus de 4,25 % dès aujourd’hui à l’occasion de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Il y a une semaine, le dollar avait reculé contre l’euro à son plus bas niveau depuis plus de quatre mois (à 1,2305 $ pour un euro), les cambistes tenant quasiment pour acquis un statu quo monétaire aux États-Unis. Mais il s’était repris vendredi dernier après la publication d’un indice des prix lié au PIB américain reflétant des signes inflationnistes, pavant la voie à un nouveau durcissement du crédit par la Fed. Cette perspective a été renforcée hier après l’annonce, par le département du Commerce aux Etats-Unis, que les dépenses de consommation des ménages américains ont progressé de 0,9 % en décembre contre 0,5 % en novembre, à un rythme supérieur à la hausse de 0,4 % de leurs revenus pendant la même période. Ce développement n’a pas tardé à soutenir le dollar dans la mesure où les dépenses de consommation aux États-Unis représentent généralement les deux tiers de leur PIB. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre aussi que l’indice mesurant les prix liés aux dépenses de consommation, qui est resté inchangé en décembre par rapport à novembre, a affiché une hausse de 2,8 % sur un an, débordant ainsi le seuil limite de 2 % fixé par la Fed pour déterminer l’orientation de sa politique monétaire. Par conséquent, l’euro, qui avait passagèrement bondi avant cette publication, se hissant à plus de 1,21 $, ne tardait pas à subir la pression de quelques ventes bénéficiaires car, selon les cambistes, « l’heure n’était pas à la prise de risque sur le marché des changes à la veille de la Fed », qui devrait relever son principal taux directeur de 4,25 % à 4,50 % aujourd’hui. En effet, il devait se négocier finalement à New York sur un ton vulnérable à 1,2085 $, contre 1,21 $ vendredi dernier, en nouveau repli de 0,12 %.
Nouveau record à la Bourse de Beyrouth
La Bourse de New York n’a pas montré de tendance claire, les résultats de plusieurs sociétés étant restés plutôt positifs, mais les courtiers ont opté pour la prudence à la veille de la Fed. Certains d’entre eux ont trouvé dans les résultats trimestriels d’ExxonMobil et de Mattel un certain soutien à la cote, alors que d’autres ont estimé devoir prendre leurs gains après le bond de la semaine dernière.
Les Bourses européennes ont été diversement orientées aussi, des prises de bénéfices ayant pesé sur certaines d’entre elles alors que d’autres bénéficiaient toujours de bons résultats de sociétés. En outre, la hausse des prix du pétrole a soutenu les sociétés productrices et affecté les consommatrices d’énergie.
À la Bourse de Beyrouth, l’indice BLOM des valeurs libanaises a rebondi de 2,72 % à 1 934,21 points, son plus haut niveau historique, dans un volume de 2 093 751 actions d’une valeur de 40 023 939 $. Les actions bancaires, et celles de Solidere et de Holcim ont été les plus recherchées
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté solide hier face à l’euro, sa glissade de la semaine dernière étant définitivement effacée, alors que les opérateurs se positionnaient pour un relèvement des taux d’intérêt américains à plus de 4,25 % dès aujourd’hui à l’occasion de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Il y a une semaine, le dollar avait reculé contre l’euro à son plus bas niveau depuis plus de quatre mois (à 1,2305 $ pour un euro), les cambistes tenant quasiment pour acquis un statu quo monétaire aux États-Unis. Mais il s’était repris vendredi dernier après la publication d’un indice des prix lié au PIB américain reflétant des signes inflationnistes, pavant la voie à un nouveau durcissement du crédit par la Fed. Cette perspective a été renforcée hier après...