L’image du « mur » correspond aussi bien à Amélie Mauresmo qu’à Justine Henin-Hardenne, son adversaire en finale de l’Open d’Australie, demain à Melbourne.
Chez la Française, c’est la « lourdeur » de sa balle, très fortement liftée en coup droit et parfois en revers, qui donne à ses rivales la sensation de s’épuiser face à un rouleau compresseur.
« J’ai eu l’impression qu’elle était trop puissante, qu’elle me repoussait loin vers le fond », avait dit, écœurée, la Suissesse Patty Schnyder, balayée en quarts de finale.
C’est le « fighting spirit » de la Belge, associé à sa vitesse de déplacement et à sa résistance physique, qualités qu’elle partage avec Mauresmo, qui la rend si difficile à déborder.
« Elle a prouvé contre Sharapova qu’elle était une grosse bagarreuse et qu’elle ne lâchait jamais prise », souligne Mauresmo, 26 ans.
Henin-Hardenne, qui a perdu le premier set face à la Russe avant de remporter les deux suivants, s’est fait une spécialité des renversements de situation grâce à un mental forgé dans les épreuves du tennis et de la vie.
Au printemps dernier, elle a remporté à Roland-Garros son quatrième titre majeur après avoir sauvé des balles de match en huitième de finale contre Svetlana Kuznetsova.
4 à 3 pour Justine
Mauresmo, toujours à la recherche de son premier titre en grand chelem, a au contraire longtemps eu la réputation de flancher sous la pression. En demi-finale, elle a donné l’impression de céder encore lorsqu’elle a offert la première manche à Kim Clijsters sur une double faute.
Mais cette fois-ci, la Française s’est fait violence pour montrer un de ses meilleurs tennis dans le deuxième set, signe qu’elle est peut-être devenue une autre joueuse depuis sa victoire au Masters en novembre dernier.
L’approche mentale n’est pas la seule différence entre les deux rivales, qui se connaissent bien en dehors du terrain, étant toutes les deux francophones.
Mauresmo est en général plus attentiste que la Belge, qui aime prendre l’initiative avec des coups moins liftés. « Elle aime jouer en cadence et prendre l’ascendant assez rapidement dans l’échange. Il faudra l’empêcher de faire ça », a dit Mauresmo.
La Française, 3e mondiale, possède dans sa panoplie une excellente volée, qu’elle est capable d’utiliser si les longs rallyes de fond de court tournent en sa défaveur. Joueuse caméléon, elle a atteint trois fois les demi-finales de Wimbledon en pratiquant le service volée.
La finale de l’Open d’Australie sera le huitième match entre les deux joueuses, dotées l’une comme l’autre d’un magnifique revers à une main, une rareté sur le circuit.
Henin-Hardenne, 23 ans, s’est imposée quatre fois sur sept, et trois fois sur quatre ces deux dernières saison. Elle sera favorite, même si elle n’est que tête de série n° 8 à cause de sa longue absence à l’automne dernier.
« Je m’attends à un match difficile, mais dans une finale, ce n’est pas une surprise », a souligné Mauresmo.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’image du « mur » correspond aussi bien à Amélie Mauresmo qu’à Justine Henin-Hardenne, son adversaire en finale de l’Open d’Australie, demain à Melbourne.
Chez la Française, c’est la « lourdeur » de sa balle, très fortement liftée en coup droit et parfois en revers, qui donne à ses rivales la sensation de s’épuiser face à un rouleau compresseur.
« J’ai eu l’impression qu’elle était trop puissante, qu’elle me repoussait loin vers le fond », avait dit, écœurée, la Suissesse Patty Schnyder, balayée en quarts de finale.
C’est le « fighting spirit » de la Belge, associé à sa vitesse de déplacement et à sa résistance physique, qualités qu’elle partage avec Mauresmo, qui la rend si difficile à déborder.
« Elle a prouvé contre Sharapova qu’elle était une grosse bagarreuse et...