L’euro a évolué en très légère baisse face au dollar hier sur les marchés des changes, après une percée dans la matinée à 1,2325 $, suite à la publication de statistiques économiques favorables en Allemagne et en France. Les cambistes ont attribué cette résistance du billet vert aux influences baissières en provenance de ces chiffres, ainsi que d’une autre statistique américaine à des conjectures selon lesquelles le différentiel entre les taux d’intérêt américains et européens devrait rester à son actif sur le court terme. À cet égard, les opérateurs semblent anticiper un relèvement du principal taux directeur de la Réserve fédérale (Fed) de 4,25 % à 4,50 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire mardi prochain. En revanche, et à la lumière des débats qui ont eu lieu lors de la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles, il s’est avéré aussi que les ministres des Finances européens restaient farouchement opposés à toute hausse des taux en zone euro. Dans ce contexte, le différentiel entre les taux américain et européens continuait hier à œuvrer en faveur du dollar. Cela étant, les opérateurs se sont montrés indifférents à la nouvelle baisse de 5,7 % des reventes de logements aux États-Unis en décembre après 1,7 % en novembre et ont continué à rééquilibrer leurs positions de change à l’actif du dollar. Plus tôt dans la matinée, le billet vert avait souffert passagèrement de la hausse de l’indice de conjoncture IFO, qui mesure le moral des chefs d’entreprise en Allemagne, de 99,7 points en décembre à 102 points en janvier, soit son plus haut niveau depuis 2000. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que l’indice mesurant le moral des industriels français a progressé de 102 points à 103 points pendant la même période. Mais les opérateurs jugeaient toutefois que le dollar restait privilégié sous le rapport de la rentabilité à court terme. Ils ont, en effet, procédé à des ajustements de positions en sa faveur dès l’ouverture de New York, le faisant négocier finalement sur cette place à 1,2240 $ contre 1,2280 $ la veille, en léger repli de 0,33 %.
Évolution contrastée des Bourses
La Bourse de New York a évolué sans tendance claire hier. C’est ainsi qu’après avoir ouvert en hausse, elle est passée ensuite dans le rouge après la publication d’un mauvais chiffre des reventes de logements aux États-Unis. Malgré les bons résultats trimestriels de plusieurs sociétés publiés hier (Colgate Palmolive, Xerox, Bristol-Myers, ConocoPhillips…), les opérateurs se montrés plutôt préoccupés par deux grosses fusions entre Disney et Pixar, et entre Guidant et Boston Scientific.
Les Bourses européennes ont repris des couleurs hier après trois séances consécutives de baisse, profitant de la détente du pétrole et de la stabilité de l’euro. Les bons résultats publiés par l’allemand SAP, numéro un mondial des progiciels, ont également soutenu la tendance ainsi que les rumeurs faisant état de l’intérêt de Barclays pour un rachat de Commerzbank.
À la Bourse de Beyrouth, les valeurs bancaires ont été diversement traitées ainsi que Solidere, dont les actions A ont progressé de 24,54 $ à 24,80 $, et les actions B ont reculé de 24,71 $ à 24,49 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a évolué en très légère baisse face au dollar hier sur les marchés des changes, après une percée dans la matinée à 1,2325 $, suite à la publication de statistiques économiques favorables en Allemagne et en France. Les cambistes ont attribué cette résistance du billet vert aux influences baissières en provenance de ces chiffres, ainsi que d’une autre statistique américaine à des conjectures selon lesquelles le différentiel entre les taux d’intérêt américains et européens devrait rester à son actif sur le court terme. À cet égard, les opérateurs semblent anticiper un relèvement du principal taux directeur de la Réserve fédérale (Fed) de 4,25 % à 4,50 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire mardi prochain. En revanche, et à la lumière des débats qui ont eu lieu lors de la...