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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro au plus haut depuis plus de quatre mois

L’euro a atteint hier son meilleur niveau depuis plus de quatre mois face au dollar sur les marchés des changes internationaux. Il a franchi le seuil de 1,23 $ pour la première fois depuis le 16 septembre dernier, sortant enfin de la marge étroite qui le contenait depuis le début de l’année. Une conjonction de facteurs a permis à la monnaie unique de percer deux seuils de résistance de suite, à 1,22 $ puis 1,23 $. D’un côté, les craintes d’un rapatriement par l’Iran de ses réserves de changes placées en Europe pour éviter des sanctions à cause de son programme nucléaire, et qui avaient incité les opérateurs à la prudence vis-à-vis de l’euro, se sont avérées sans fondement. Les opérateurs ont ainsi évoqué hier le démenti de la Banque centrale et du ministère des Affaires étrangères iraniens de toutes les nouvelles, relatives au transfert d’avoirs iraniens hors d’Europe, pour racheter l’euro. D’un autre côté, l’euro a trouvé appui dans les perspectives peu encourageantes de l’économie américaine qui ont miné le dollar. À cet égard, les opérateurs ont fait état hier de l’annonce par le Conference Board que son indice composite des principaux indicateurs économiques américains a progressé de seulement 0,1 % en décembre contre 0,9 % en novembre pour se débarrasser du billet vert, dans la mesure où cet indicateur est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois. Ce développement, laissant croire que la fin de la hausse des taux d’intérêt américains est proche, a donc miné le dollar à un moment où la zone euro semble se lancer sur la voie d’un cycle de hausse des taux pour contrer les pressions inflationnistes. Des opérateurs, qui tablent sur des taux à 3 % en zone euro fin 2006, contre 2,25 % actuellement, et à 4,25 % aux États-Unis, ont donc estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change en faveur de l’euro, car ce développement devrait réduire l’avantage que le dollar tire du différentiel de taux d’intérêt. Dans ces conditions, la monnaie unique européenne a été activement recherchée hier, se négociant finalement à New York sur un ton soutenu à 1,2305 $ contre 1,2135 $ vendredi dernier, en hausse de 1,40 %. Record historique de Solidere et des bancaires La Bourse de New York a évolué hier dans des directions différentes. Elle a souffert de la remontée des prix pétroliers et de la hausse inférieure aux attentes de l’indice composite des principaux indicateurs économiques américains en décembre. L’annonce, par la Bank of America et d’American Express, d’une baisse de 2 % et de 17 % respectivement de leurs bénéfices nets au 4e trimestre est venue neutraliser la hausse de 19,2 % du bénéfice net de Ford pendant la même période. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles Albertson’s, l’un des poids lourds de la distribution aux États-Unis, va être racheté pour 17,4 milliards $ par Supervalu et qui sont passées comme inaperçues. Les Bourses européennes ont, de leur côté, terminé en terrain négatif. Elles ont été affectées par la nouvelle flambée des prix du brut et de l’euro qui a pesé sur les sociétés consommatrices d’énergie et exportatrices. À la Bourse de Beyrouth, les valeurs bancaires et Solidere ont affiché hier de nouveaux records de hausse dans un mouvement qui a encouragé les opérateurs à prendre le train en marche. Les actions A et B de cette dernière société, qui ont enregistré un plus haut historique à 24,50 $, ont clôturé à 24,48 $ (+11,57 %) et à 24,03 $ (+9,37 %) respectivement, dans des échanges très nourris portant sur 1 094 807 actions des deux catégories d’une valeur de 25 928 690 $. Élie KAHWAGI
L’euro a atteint hier son meilleur niveau depuis plus de quatre mois face au dollar sur les marchés des changes internationaux. Il a franchi le seuil de 1,23 $ pour la première fois depuis le 16 septembre dernier, sortant enfin de la marge étroite qui le contenait depuis le début de l’année. Une conjonction de facteurs a permis à la monnaie unique de percer deux seuils de résistance de suite, à 1,22 $ puis 1,23 $. D’un côté, les craintes d’un rapatriement par l’Iran de ses réserves de changes placées en Europe pour éviter des sanctions à cause de son programme nucléaire, et qui avaient incité les opérateurs à la prudence vis-à-vis de l’euro, se sont avérées sans fondement. Les opérateurs ont ainsi évoqué hier le démenti de la Banque centrale et du ministère des Affaires étrangères iraniens de...