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Geagea : Nul ne peut inverser le cours de l’histoire

«La bataille qui a commencé le 14 mars n’est pas encore terminée. » Voilà ce qu’a affirmé hier le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, devant une délégation des municipalités de la région de Deir el-Ahmar. « Sans votre soutien et votre attachement, avec détermination, à la cause, nous n’aurions pas pu résister durant ces onze ans. Nous sommes là, aujourd’hui, alors que ceux qui nous ont jetés en prison et qui ont dissous les FL ont pensé que nous ne pourrions pas réussir », a indiqué M. Geagea, s’adressant à la délégation. « Certains pensent que depuis ma libération, et jusqu’à présent, les choses n’ont guère évolué », a ajouté le chef des FL. « Mais celui qui a attendu onze ans peut attendre encore onze mois pour que les éléments du nouveau départ soient réunis. Ce qui fait obstruction à cela, c’est la répétition des attentats et la situation générale sur la scène libanaise. Cela nous incite à suivre la situation minute par minute pour que nous ne soyons pas absents, et pour que nous puissions recouvrer notre rôle naturel sur la scène nationale. Le suivi des événements nous prend beaucoup de temps, et nous ne pouvons pas œuvrer comme nous le voulons au niveau des affaires internes des FL ou dans les différentes régions », a-t-il poursuivi. M. Geagea a par ailleurs indiqué que les FL sont aujourd’hui « très puissantes », et que le parti a des assises solides du nord au sud et du littoral à la Békaa, ainsi que dans les pays de l’émigration. « Dans les circonstances les plus dures, les FL ont réussi à préserver leur existence et à rester ce qu’elles étaient. Nous avons une base populaire large, qui a été traquée et réprimée durant 12 ans, et qui n’a pas réussi à se mouvoir comme il le fallait. Cependant, avec d’autres, nous avons ouvert la voie à la liberté, à travers nos sacrifices. Mais nous avons toujours besoin d’un grand effort », a-t-il noté. Le chef des FL a ensuite rendu hommage aux sacrifices consentis par les habitants de Deir el-Ahmar, ces « hommes », que ce soit dans l’armée, dans les FL ou dans d’autres secteurs de la société. Sur le plan national, Samir Geagea a estimé que « la situation s’améliore ». « La situation n’a pas complètement changé. Le 14 mars était un tremblement de terre qui a conduit au retrait syrien, avec tout ce qui a suivi comme résultats, notamment les élections, malgré nos réserves vis-à-vis de la loi électorale. La bataille qui a débuté le 14 mars n’est pas encore terminée. La plus grande erreur est de considérer qu’elle est terminée. Certes, une grande partie de cette bataille est terminée. Il n’y a plus de barrières psychologiques, le discours a changé au niveau de l’information, et nous avons désormais un Premier ministre dont le souci principal est le Liban. Certaines personnes n’estiment pas cela à sa juste valeur, mais c’est très important », a indiqué M. Geagea. Le chef des FL a ensuite établi une comparaison entre la période post-14 mars et l’incident de Naamé, « où toutes les parties libanaises se sont retrouvées pour condamner l’incident, alors qu’elles avaient une nette tendance à la confrontation auparavant ». « La situation a changé, mais pas complètement. Il est nécessaire qu’il y ait un consensus interlibanais sur les points fondamentaux, pour trouver une solution adéquate. Cela n’est possible que par une allégeance totale au Liban et à la cause pour laquelle nous nous battons. Des difficultés nous attendent, mais le chemin que nous suivons est le bon. Le Liban va vers plus d’indépendance. Cependant, y arriver ne sera pas facile. Nous avons toutes les raisons d’être optimistes. Parallèlement, nous savons que des jours difficiles nous attendent. Les événements se poursuivent : Gebran Tuéni a été assassiné parce qu’il a exprimé son opinion. La bataille se poursuit, et elle s’avère féroce. Mais nul ne peut inverser le cours de l’histoire, et le cours de l’histoire ne sera pas inversé », a-t-il ajouté.

«La bataille qui a commencé le 14 mars n’est pas encore terminée. » Voilà ce qu’a affirmé hier le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, devant une délégation des municipalités de la région de Deir el-Ahmar.
« Sans votre soutien et votre attachement, avec détermination, à la cause, nous n’aurions pas pu résister durant ces onze ans. Nous sommes là, aujourd’hui, alors que ceux qui nous ont jetés en prison et qui ont dissous les FL ont pensé que nous ne pourrions pas réussir », a indiqué M. Geagea, s’adressant à la délégation.
« Certains pensent que depuis ma libération, et jusqu’à présent, les choses n’ont guère évolué », a ajouté le chef des FL. « Mais celui qui a attendu onze ans peut attendre encore onze mois pour que les éléments du nouveau départ soient réunis. Ce qui...