Depuis hier, y a un rigolo qui s’est pointé chez Bachar el-Assad : Mahmoud Ahmadinejad. À Damas, le mouton noir a rejoint le pestiféré. Tremblez, manants du monde ! Paris, Londres, Washington, Le Caire, Amman et Ryad sont isolés.
Sacré bonhomme ! Col ouvert, barbe-cactus, pantalon et veste mal fagotés… Le style négligé lui va si bien ! Dans l’exercice du pouvoir aussi. Lui, faut pas lui demander si dans tel ou tel dossier l’incidence de ceci ou de cela sur le PIB est inversement proportionnelle à la racine carrée du taux de croissance. Ce n’est pas son genre de beauté. Ahmadinejad ne s’intéresse qu’à deux grands sujets : Israël et l’Amérique.
Dès son élection à la tête de l’Iran, cet ancien maire de Téhéran a imposé le retour aux sources ayatollahiennes : plus d’alcool, plus de musique ! Un concept lumineux de santé publique, puisqu’il commence par le foie et les oreilles avant de s’attaquer aux cerveaux. Depuis, le président iranien est un homme heureux. D’ailleurs il s’adore tellement, qu’en plein soleil il regarde son ombre pour se voir passer.
Mais sous ces dehors austères, se cache un fêtard armé d’un ardent désir de faire la bombe. Pas la partouze telle que la conçoit l’Occident décadent, mais la seule, la vraie : l’atomique. L’Iran a certes signé le traité de non- prolifération, mais le texte concerne le nucléaire civil et militaire et ne fait mention nulle part du nucléaire religieux. Tout va bien donc, rendormez-vous.
En revanche, l’homme est foncièrement honnête. Les Iraniens en conviennent : dans son cas, il n’y a pas eu d’enrichissement personnel. Par contre, il y a bien un appauvrissement généralisé. Insanes insinuations, sûrement.
Sauf qu’à défaut de rentabiliser son diplôme d’ingénieur, le raïs persan se dit branché en ligne directe avec l’au-delà. Emporté par son goût du verbe ronflant, il a prétendu qu’un jour, Dieu lui a dit : « Va, et raye-moi Israël de la carte. » Puis Dieu lui aurait dit : « Ton uranium est nul, faut l’enrichir. » Et Dieu lui aurait dit encore : « Syrien ne se passe, le Syrien t’aidera. »
Dieu lui a peut-être dit aussi : « Va chez un médecin soigner ton ouïe ! » Mais le président n’a rien entendu.
Gaby NASR
Depuis hier, y a un rigolo qui s’est pointé chez Bachar el-Assad : Mahmoud Ahmadinejad. À Damas, le mouton noir a rejoint le pestiféré. Tremblez, manants du monde ! Paris, Londres, Washington, Le Caire, Amman et Ryad sont isolés.
Sacré bonhomme ! Col ouvert, barbe-cactus, pantalon et veste mal fagotés… Le style négligé lui va si bien ! Dans l’exercice du pouvoir aussi. Lui, faut pas lui demander si dans tel ou tel dossier l’incidence de ceci ou de cela sur le PIB est inversement proportionnelle à la racine carrée du taux de croissance. Ce n’est pas son genre de beauté. Ahmadinejad ne s’intéresse qu’à deux grands sujets : Israël et l’Amérique.
Dès son élection à la tête de l’Iran, cet ancien maire de Téhéran a imposé le retour aux sources ayatollahiennes : plus d’alcool, plus de musique ! Un...
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