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Un nouvel épisode du feuilleton des Dokic

Le feuilleton familial des Dokic, qui oppose la fille Jelena, joueuse de tennis, au père Damir, son ex-coach, a connu un nouveau rebondissement en marge de l’Open d’Australie à Melbourne, où la presse s’est fait l’écho de déclarations fracassantes de ce dernier. Damir Dokic, personnage hautement controversé, n’a pas digéré la décision de sa fille, âgée de 22 ans, d’opter pour sa terre d’adoption, l’Australie, aux dépens de son pays natal, la Serbie. Rendu furieux par la défaite de sa fille au premier tour, Dokic père s’est livré dans le journal serbe Kurir à une diatribe d’une violence inouïe contre la nouvelle patrie de Jelena. « L’Australie, avec l’aide de la Croatie et du Vatican, a fait subir un lavage de cerveau à ma fille », a-t-il dit. « J’ai pensé à lancer une bombe atomique sur Sydney depuis que Jelena a perdu au premier tour cette semaine, une défaite dont l’Australie est responsable, a-t-il ajouté. J’ai même pensé tuer un Australien pour me venger, mais cela ne m’apporterait rien. » Damir Dokic a également affirmé avoir demandé le soutien d’hommes politiques de son pays pour organiser l’enlèvement de sa fille. « Mais seuls deux étaient prêts à m’aider », a-t-il dit. Face à l’émotion provoquée à Melbourne, Jelena Dokic a publié jeudi un communiqué dans lequel elle déclare avoir « passé ma vie à me remettre d’événements de ce genre ». « Je n’ai pas parlé à mon père depuis des années. Ce n’est pas la première fois qu’il menace de s’en prendre à moi. Je ne lui permettrai pas de perturber mon bonheur à venir et je tiens à me désolidariser totalement de sa façon de voir », a ajouté la joueuse, qui affirme avoir pris « la bonne décision » en revenant en Australie. Née à Belgrade, Jelena Dokic s’était installée dans l’hémisphère sud avec sa famille en 1994, à l’âge de 11 ans. L’une des joueuses les plus douées de sa génération, elle avait gravi rapidement les échelons et joué une demi-finale à Wimbledon en 2000. Mais l’année suivante, son père, alors son entraîneur, avait décidé de rapatrier toute sa famille en Serbie, après avoir affirmé que le tirage au sort de l’Open d’Australie 2001 avait été truqué pour nuire à sa fille. Ce n’était pas son premier coup d’éclat. En 2000 à New York, il avait été exclu de l’US Open pour s’en être pris au personnel à propos du prix d’un plat de saumon. La même année, il avait brisé le téléphone d’un journaliste à Wimbledon. Après un pic en 2002 (4e mondiale), la carrière de Jelena Dokic n’avait pas tardé à péricliter. Fin 2005, la joueuse occupait la 370e place mondiale à la WTA. La jeune femme a alors décidé de se donner une seconde chance en revenant s’établir en Australie, loin de son géniteur.
Le feuilleton familial des Dokic, qui oppose la fille Jelena, joueuse de tennis, au père Damir, son ex-coach, a connu un nouveau rebondissement en marge de l’Open d’Australie à Melbourne, où la presse s’est fait l’écho de déclarations fracassantes de ce dernier.
Damir Dokic, personnage hautement controversé, n’a pas digéré la décision de sa fille, âgée de 22 ans, d’opter pour sa terre d’adoption, l’Australie, aux dépens de son pays natal, la Serbie.
Rendu furieux par la défaite de sa fille au premier tour, Dokic père s’est livré dans le journal serbe Kurir à une diatribe d’une violence inouïe contre la nouvelle patrie de Jelena.
« L’Australie, avec l’aide de la Croatie et du Vatican, a fait subir un lavage de cerveau à ma fille », a-t-il dit.
« J’ai pensé à lancer une bombe atomique...