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Martina Hingis veut se donner du temps

Devant l’énorme engouement suscité par son retour à la compétition, Martina Hingis veut se donner du temps avant d’envisager de tutoyer de nouveau les sommets du tennis mondial. « Il faut que je sois patiente. Je ne veux pas encore porter de jugement sur mon niveau actuel, car je suis juste en train de me réhabituer à la routine du circuit. On ne retrouve pas le rythme de la compétition en seulement deux tournois », a déclaré la Suissesse hier à Melbourne. Depuis l’annonce de son « come-back », après trois ans d’absence, l’ancienne n° 1 mondiale, âgée de 25 ans, a joué à Gold Coast puis à Sydney, pour un bilan de trois victoires (Vento-Kabchi, Koukalova, Llagostera) et deux défaites (Pennetta, Henin-Hardenne). Ce dernier match perdu 6-3, 6-3 contre l’une des favorites de l’Open d’Australie lui a montré, si besoin était, l’ampleur de la tâche à laquelle elle s’est attelée. Démodée ou pas ? « Ça m’a un peu montré où j’en suis. Je sais très bien comment jouent celles du top 10. Et elle, c’est une des meilleures. Je reste sur l’impression que je n’ai pas donné tout ce que j’aurais voulu donner. J’aurais peut-être pu livrer une plus belle bagarre. Il faut simplement que je me donne un peu plus de temps », a-t-elle expliqué. Les réponses aux questions essentielles, notamment sa capacité à tenir le coup physiquement, ne viendront qu’avec l’accumulation des rencontres. C’est en effet à cause de problèmes chroniques aux pieds et aux chevilles qu’elle avait décidé de mettre sa carrière entre parenthèses. « Je ne peux pas vous dire combien de temps mon corps va durer », admet la joueuse. On saura également si son style de jeu, en technique et en finesse, est ou non définitivement démodé à l’heure des frappeuses de fond de court. Au-delà des blessures, c’est bien aussi parce qu’elle se sentait dépassée par la puissance de joueuses comme les sœurs Williams, Lindsay Davenport ou Jennifer Capriati qu’elle avait laissé tomber la raquette il y a trois ans. « Le jeu est devenu plus intense, a-t-elle répété. On ne peut plus lâcher aucun point. J’ai toujours dit que je ne pouvais pas passer en force, mais j’espère trouver d’autres stratégies gagnantes », ajoute-t-elle. Frissons Pour l’instant, la championne aux cinq titres du grand chelem, dont trois en Australie (1997, 1998, 1999), se laisse aller au bonheur de retrouver l’ambiance du circuit. « J’ai été reprise d’emblée par l’atmosphère. Vous savez, l’esprit de la compétition », dit-elle. À 48 heures de son premier match, demain, contre la Russe Vera Zvonareva, elle ne cache pas ressentir quelques frissons. « Évidemment, ce n’est pas comme lorsque j’ai joué ici pour la première fois. J’avais 15 ans et je n’avais peur de rien. Quand j’entrerai sur le court, il faudra que je surmonte ma nervosité. Ça ne se fera sûrement pas seulement en respirant un grand coup », avoue-t-elle. Ni trop forte ni trop tendre, Zvonareva, une ancienne du top 10 retombée à la 29e place mondiale, lui offre une nouvelle occasion de s’étalonner. C’est au troisième tour que les choses très sérieuses pourraient commencer, avec un choc annoncé contre la Française Mary Pierce, la joueuse qu’elle avait battue en finale pour remporter son premier titre en 1997.
Devant l’énorme engouement suscité par son retour à la compétition, Martina Hingis veut se donner du temps avant d’envisager de tutoyer de nouveau les sommets du tennis mondial.
« Il faut que je sois patiente. Je ne veux pas encore porter de jugement sur mon niveau actuel, car je suis juste en train de me réhabituer à la routine du circuit. On ne retrouve pas le rythme de la compétition en seulement deux tournois », a déclaré la Suissesse hier à Melbourne.
Depuis l’annonce de son « come-back », après trois ans d’absence, l’ancienne n° 1 mondiale, âgée de 25 ans, a joué à Gold Coast puis à Sydney, pour un bilan de trois victoires (Vento-Kabchi, Koukalova, Llagostera) et deux défaites (Pennetta, Henin-Hardenne).
Ce dernier match perdu 6-3, 6-3 contre l’une des favorites de l’Open d’Australie lui a...