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Actualités - Opinion

À vot’ bon cœur

Depuis le 14 février de l’année dernière, un bon tiers de la classe politique est déchiré par une question quasi existentielle : que foutent donc ces feignasses d’Israéliens qui n’ont pas été fichus de commettre un seul attentat sur les quatorze qui ont secoué le landernau local ? Pire encore : de toute la palanquée d’enquêteurs internationaux, qui grouillent comme des cancrelats, pas un seul ne s’est décarcassé pour débusquer le moindre indice venu de Sion. Rien, nada, nib de nib. C’est rageant à la fin ! Premier à jouer les utilités, le patron du mouvement Amal. Son concept à lui est simple : j’y suis, girouette ! Comme il n’a pas encore d’Hébreux à se mettre sous la dent, le haut perché du Parlement se rabat sur les Libyens en sortant du congélo l’enquête Moussa Sadr. Bref, on prend l’imam et on recommence… Le Hezbollah, lui, est plus carré. Tant que Detlev Mehlis ou son successeur n’auront pas produit un DVD « zone 2 » montrant Bachar el-Assad himself, télécommande en main, en train d’appuyer sur chacun des 14 détonateurs, il continuera à chercher le juif. Visiblement, il passe son temps à se convaincre que sa stratégie est la bonne. On en reste Coué ! Messieurs les enquêteurs, s’il vous plaît, de grâce ! Aujourd’hui au Liban, il y a des Libanais qui souffrent. À votre bon cœur et pour l’amour du ciel, trouvez-leur sur les lieux des attentats quelque chose, n’importe quoi d’israélien : un bout de kippa, une branche de chandelier, un embryon de touffe de papillote de colon « ultra », le prépuce de Shaoul Mofaz bébé. Dieu vous le revaudra. En échange, les ministres boudeurs s’engagent à revenir au gouvernement. Pas pour faire tapisserie, bien sûr, mais pour dialoguer. Vaste programme : on dialoguera, on dialoguera, on dialoguera… Jusqu’à tomber d’accord sur les désaccords. Gaby NASR
Depuis le 14 février de l’année dernière, un bon tiers de la classe politique est déchiré par une question quasi existentielle : que foutent donc ces feignasses d’Israéliens qui n’ont pas été fichus de commettre un seul attentat sur les quatorze qui ont secoué le landernau local ? Pire encore : de toute la palanquée d’enquêteurs internationaux, qui grouillent comme des cancrelats, pas un seul ne s’est décarcassé pour débusquer le moindre indice venu de Sion. Rien, nada, nib de nib. C’est rageant à la fin !
Premier à jouer les utilités, le patron du mouvement Amal. Son concept à lui est simple : j’y suis, girouette ! Comme il n’a pas encore d’Hébreux à se mettre sous la dent, le haut perché du Parlement se rabat sur les Libyens en sortant du congélo l’enquête Moussa Sadr. Bref, on prend...