FINANCEs
Azour : La croissance a été inférieure à 1 % en 2005
le 03 janvier 2006 à 00h00
« L’année 2005 a été difficile (…) les prévisions de croissance, à près de 5 %, ont été revues à la baisse, elle s’établissent désormais à moins de 1 % », a déclaré hier le ministre des Finances, Jihad Azour, dans un entretien à la Voix du Liban. Il a expliqué cette situation par « la récession des six premiers mois de l’année », mais il a relevé une « nette amélioration ces cinq derniers mois, grâce à l’augmentation des recettes de l’État ».
« La dernière semaine de l’année, les marchés financiers ont été très dynamiques, cela résulte des mesures prises par le gouvernement, notamment la hausse du taux de liquidité », a affirmé M. Azour.
Le ministre a insisté sur la nécessité de rétablir l’ordre des priorités, en plaçant les réformes économiques en tête de l’agenda gouvernemental, pour améliorer la situation du pays et préparer la conférence d’aide internationale. « Le Liban bénéficie aujourd’hui d’un soutien international sans conditions politiques. Il doit absolument saisir cette occasion historique », a martelé M. Azour.
À ce sujet, il a précisé que les ateliers de travail avec les différents ministères concernés se poursuivaient en vue de finaliser le programme des réformes, conjointement préparé par les ministères de l’Économie, des Finances et de la BDL. « La première réunion a eu lieu la semaine dernière. Deux autres sont prévues cette semaine », a-t-il indiqué.
Quant au projet de budget 2006, il est intimement lié a ce programme, a rappelé le ministre, qui a affirmé qu’il était prêt, depuis un certain temps, en attendant sa soumission en Conseil des ministres puis au Parlement. « Il y a des mesures à prendre pour réduire le déficit et les dépenses publiques, et si nous y arrivons, nous pourrons nous passer de l’imposition de nouvelles taxes », a affirmé M. Azour.
Il a par ailleurs relevé l’effort entrepris par le gouvernement pour favoriser l’entreprenariat et la création d’emploi chez les jeunes, et rétablir leur confiance dans l’économie libanaise.
Interrogé sur la possibilité d’une révision de l’échelle des salaires en 2006, M. Azour s’est contenté de répondre que cette mesure avait été annoncée l’année dernière « sans avoir été correctement étudiée et sans octroyer les crédits nécessaires ».
Concernant la Caisse nationale de la Sécurité sociale, il a indiqué que « le gouvernement, après avoir déversé près de 650 milliards, continuera cette année à le faire progressivement ». « Mais cette institution doit accroître sa productivité et réduire ses difficultés dans le cadre d’un programme de réformes », a-t-il ajouté.
À propos de la hausse des salaires, proposée par la CGTL, le ministre a répondu qu’il était du devoir du gouvernement de prendre en compte toutes les réclamations, mais que « le but était d’avoir la possibilité réelle de les satisfaire ».
« L’année 2005 a été difficile (…) les prévisions de croissance, à près de 5 %, ont été revues à la baisse, elle s’établissent désormais à moins de 1 % », a déclaré hier le ministre des Finances, Jihad Azour, dans un entretien à la Voix du Liban. Il a expliqué cette situation par « la récession des six premiers mois de l’année », mais il a relevé une « nette amélioration ces cinq derniers mois, grâce à l’augmentation des recettes de l’État ».
« La dernière semaine de l’année, les marchés financiers ont été très dynamiques, cela résulte des mesures prises par le gouvernement, notamment la hausse du taux de liquidité », a affirmé M. Azour.
Le ministre a insisté sur la nécessité de rétablir l’ordre des priorités, en plaçant les réformes économiques en tête de l’agenda...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.