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Fatfat et Sabeh contre-attaquent

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmed Fatfat, ainsi que M. Bassem Sabeh, député de Baabda, ont tous deux violemment réagi aux propos du chef de la diplomatie syrienne, Farouk el-Chareh, selon lesquels l’ancien chef de gouvernement, Rafic Hariri, aurait « prétendu » avoir reçu des menaces syriennes pour « justifier » son feu vert à la prorogation du mandat présidentiel. Ils l’ont accusé de vouloir « encore une fois induire en erreur l’opinion publique et les enquêteurs dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri ». « Le ministre Chareh a apparemment perdu la raison ainsi que le minimum de moralité qu’il pouvait encore avoir pour s’en prendre à des morts », a déclaré M. Fatfat dans un communiqué, relevant la contradiction entre les propos de ce dernier et ceux du président syrien, Bachar el-Assad, qui avait la veille affirmé que M. Hariri avait jusqu’au bout été un ami de la Syrie et n’avait pas adopté de position hostile à Damas. « Ce style de diffamation n’est guère inhabituel chez les titulaires d’une pensée politique rigide », a-t-il ajouté. De son côté, M. Sabeh a indiqué que M. Chareh « qui avait été cité dans le premier rapport Mehlis comme ayant tenté de brouiller l’enquête essaie aujourd’hui d’induire en erreur l’opinion publique libanaise, syrienne et arabe ». Le député s’est présenté comme étant un des témoins de la journée durant laquelle M. Hariri s’était rendu à Damas « pour en revenir le visage blême et parvenant à peine à respirer ». Rappelant que la prolongation du mandat du président Émile Lahoud « avait été imposée à la majorité des Libanais et non seulement à Rafic Hariri », M. Sabeh a raconté que ce jour-là, l’ancien Premier ministre leur avait dit : « Ils sont fous. Ils sont capables de détruire le pays » si nous n’acceptons pas la prorogation. « Il avait préféré que sa dignité soit bafouée plutôt que de laisser les déments du système sécuritaire détruire Beyrouth », a-t-il ajouté, dénonçant « une diplomatie syrienne ratée ».

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmed Fatfat, ainsi que M. Bassem Sabeh, député de Baabda, ont tous deux violemment réagi aux propos du chef de la diplomatie syrienne, Farouk el-Chareh, selon lesquels l’ancien chef de gouvernement, Rafic Hariri, aurait « prétendu » avoir reçu des menaces syriennes pour « justifier » son feu vert à la prorogation du mandat présidentiel. Ils l’ont accusé de vouloir « encore une fois induire en erreur l’opinion publique et les enquêteurs dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri ».
« Le ministre Chareh a apparemment perdu la raison ainsi que le minimum de moralité qu’il pouvait encore avoir pour s’en prendre à des morts », a déclaré M. Fatfat dans un communiqué, relevant la contradiction entre les propos de ce dernier et ceux du président syrien, Bachar...