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Powell défend l’Administration Bush Les écoutes seraient plus étendues que ne l’admet Washington

Le volume des informations récoltées dans le cadre des écoutes sans mandat judiciaire de l’Agence nationale de sécurité (NSA) est bien plus important que ne l’a reconnu la Maison-Blanche, a rapporté ce week-end le New York Times. Citant des responsables du gouvernement, anciens et actuels, le quotidien déclare que le programme d’écoutes était une opération d’envergure, effectuée en coopération avec des sociétés de télécoms, visant des communications domestiques et internationales. Le président américain George Bush et ses conseillers ont déclaré que l’ordre d’écoutes sans mandat était limité aux communications internationales par téléphone ou Internet de personnes soupçonnées de liens avec el-Qaëda. Or, d’après les sources citées par le NYT, les techniciens de la NSA n’auraient pas limité leurs recherches à ce cadre. Plusieurs responsables affirment même que de hauts fonctionnaires du gouvernement se sont rendus au siège des grandes sociétés de télécommunications du pays pour obtenir des accès privilégiés aux communications internationales. Les appels en provenance et à destination de l’Afghanistan étaient ainsi d’un intérêt tout particulier pour la NSA, précise le journal. Certains appels d’un pays étranger à un autre ont aussi été déroutés via des commutateurs aux États-Unis et un ancien expert de la NSA raconte que des responsables du gouvernement ont encouragé ces dernières années l’industrie de télécommunications à écouter davantage de communications internationales. Révélée il y a plus d’une semaine par le New York Times, l’existence d’un programme d’écoutes de la NSA a plongé l’Administration Bush dans l’embarras. Toutefois, l’ancien secrétaire d’État américain Colin Powell a défendu l’Administration américaine, estimant qu’il n’y avait « rien de mal » dans le fait que le président George W. Bush ait autorisé des écoutes sans mandat de la justice, dans le cadre de la lutte antiterroriste. « Le président a décidé qu’il avait un mandat suffisant du Congrès pour le faire de la façon dont il l’a fait, sans avoir une autorisation des tribunaux ou en avoir informé les tribunaux après l’avoir fait », a constaté M. Powell, estimant que, « de toute façon, il n’aurait pas été très difficile d’obtenir les autorisations ».
Le volume des informations récoltées dans le cadre des écoutes sans mandat judiciaire de l’Agence nationale de sécurité (NSA) est bien plus important que ne l’a reconnu la Maison-Blanche, a rapporté ce week-end le New York Times. Citant des responsables du gouvernement, anciens et actuels, le quotidien déclare que le programme d’écoutes était une opération d’envergure, effectuée en coopération avec des sociétés de télécoms, visant des communications domestiques et internationales.
Le président américain George Bush et ses conseillers ont déclaré que l’ordre d’écoutes sans mandat était limité aux communications internationales par téléphone ou Internet de personnes soupçonnées de liens avec el-Qaëda. Or, d’après les sources citées par le NYT, les techniciens de la NSA n’auraient pas limité...